Comme un parfum de fin du monde
Qui flotte tout autour de nous.
Comme l'odeur nauséabonde
De l'homme poussé à bout.
Comme un parfum de fin du monde,
L'océan vomit de dégoût.
Quant à la glace, qu'elle fonde!
Elle ne vaut pas l'or noir dessous.
Comme un parfum de fin du monde,
On voit se regrouper les fous.
Entends-tu la foule, elle gronde;
Ivre de rage, elle veut des coups...
Puisqu'aujourd'hui tout va finir,
Que tous les idiots se morfondent;
Il est grand temps de nous offrir
Comme un parfum de fin du monde.
Allongeons-nous, sans avenir,
Sur l'humanité moribonde.
Entre tes bras je veux sentir
Comme un parfum de fin du monde.
Dans nos corps ivres de désir,
Jusqu'à la dernière seconde,
Je veux respirer le plaisir
Comme un parfum de fin du monde...
Odysseus
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Comme un parfum de fin du monde
25 avril 2009 - 11:39
La comptine de Jo
30 mars 2009 - 09:21
Laissez-moi vous conter
De Jo les aventures
Cet être de papier
Trouvait sa vie trop dure
Sans répit assailli
Par ses nombreux soupirs
Et ses doubles ravis
Jo a voulu partir
Il fit donc ses bagages
Entama son voyage
Dans des lieux colorés
Aux crépuscules dorés
Des ruisseaux de campagne
Aux fleurs de la montagne
Jo a fini sa course
Contemplant la Grande Ourse
LÃ au bord de la sente
Au milieu des cerises
Sans qu'il ne réalise
Jo est devenu plante
Des insectes l'habitent
Et sous son grand feuillage
Quand il y a des nuages
Des écureuils s'abritent
De Jo les aventures
Cet être de papier
Trouvait sa vie trop dure
Sans répit assailli
Par ses nombreux soupirs
Et ses doubles ravis
Jo a voulu partir
Il fit donc ses bagages
Entama son voyage
Dans des lieux colorés
Aux crépuscules dorés
Des ruisseaux de campagne
Aux fleurs de la montagne
Jo a fini sa course
Contemplant la Grande Ourse
LÃ au bord de la sente
Au milieu des cerises
Sans qu'il ne réalise
Jo est devenu plante
Des insectes l'habitent
Et sous son grand feuillage
Quand il y a des nuages
Des écureuils s'abritent
Aimer et mourir
17 janvier 2009 - 12:42
Aimer et mourir
Aime donc, mon amour, aime tant que tu vis,
Ignore leurs mensonges et vaines précautions,
Méprise ces gens là qui se croient éternels
Enfermant leurs désirs pour vivre avec raison;
Romps donc tes liens, amour, et plonge avec envie.
Envolons-nous ensemble au seuil de la démence
Toucher du bout du doigt le but de l'existence.
Mais il faut se hâter, il n'est point d'immortels.
Osons! vite! aimons-nous! n'en voulons pas au temps:
Une horloge jamais n'a admis de rebelles;
Révérons ces minutes, adorables harpies.
Implacable, le sort t'appelle maintenant,
Repose en paix, amour, tu as connu la vie.
Aime donc, mon amour, aime tant que tu vis,
Ignore leurs mensonges et vaines précautions,
Méprise ces gens là qui se croient éternels
Enfermant leurs désirs pour vivre avec raison;
Romps donc tes liens, amour, et plonge avec envie.
Envolons-nous ensemble au seuil de la démence
Toucher du bout du doigt le but de l'existence.
Mais il faut se hâter, il n'est point d'immortels.
Osons! vite! aimons-nous! n'en voulons pas au temps:
Une horloge jamais n'a admis de rebelles;
Révérons ces minutes, adorables harpies.
Implacable, le sort t'appelle maintenant,
Repose en paix, amour, tu as connu la vie.
Sans espoir
30 novembre 2008 - 01:57
Sans Espoir
Assis sur une plage, contemplant les étoiles,
Guitare entre les mains, nous fuyons le silence ;
Un nuage de fumée que la Lune dévoile,
Quelques bouteilles au sol pour altérer nos sens.
Sont-elles vides ou non, qu'en sais-je, peu importe.
On est si bien ici, seuls, au milieu du monde ;
Une pause avant que le temps ne nous emporte
Et que nous entrions de force dans leur ronde.
Allez passe le joint, je veux tout oublier,
Diluer mes angoisses dans la fumée toxique,
Me laisser dériver sur cette mer mystique
Et des gens bien pensants être le bon dernier.
Enfants désabusés, seuls sous la Lune ronde,
Terriblement conscients que la vie nous emporte ;
Juste un dernier sursaut pour échapper au monde,
Vivre l'instant présent est tout ce qui importe.
Nous avions des rêves, ils sont vides de sens,
Si loin de ces horreurs que l'avenir dévoile.
La guitare s'est tue, apprécions le silence,
Pour l'instant enivrés et les yeux pleins d'étoiles…
Assis sur une plage, contemplant les étoiles,
Guitare entre les mains, nous fuyons le silence ;
Un nuage de fumée que la Lune dévoile,
Quelques bouteilles au sol pour altérer nos sens.
Sont-elles vides ou non, qu'en sais-je, peu importe.
On est si bien ici, seuls, au milieu du monde ;
Une pause avant que le temps ne nous emporte
Et que nous entrions de force dans leur ronde.
Allez passe le joint, je veux tout oublier,
Diluer mes angoisses dans la fumée toxique,
Me laisser dériver sur cette mer mystique
Et des gens bien pensants être le bon dernier.
Enfants désabusés, seuls sous la Lune ronde,
Terriblement conscients que la vie nous emporte ;
Juste un dernier sursaut pour échapper au monde,
Vivre l'instant présent est tout ce qui importe.
Nous avions des rêves, ils sont vides de sens,
Si loin de ces horreurs que l'avenir dévoile.
La guitare s'est tue, apprécions le silence,
Pour l'instant enivrés et les yeux pleins d'étoiles…
Soir d'orage
23 novembre 2008 - 09:22
Soir d'orage
Quand la mer se déchaîne,
Forme des précipices
Qui dans leurs flots entraînent
Les radeaux aux abysses;
Quand les cieux se brisent
Pour vider à torrent
Les outres de la bise
Et libérer les vents;
Quand le tonnerre gronde
Et qu'un éclair flamboie
Puis s'abat sur le monde,
Sème un divin effroi.
C'est Dieu qui se révèle
Et crie dans l'air glacé
"Voyez, faibles mortels,
Ma puissance étalée..."
Le poète l'entend
Et répond en ces termes
"Pauvre fou! Tout Puissant,
Ton règne est à son terme.
Ils poursuivent des rites
Qu'ont légués leurs parents
Mais Tu n'es plus qu'un mythe
Dans leurs cœurs ignorants.
C'est un siècle sordide
Vénérant, à genoux,
L'éphémère et le vide
Ce temps n'est pas pour nous."
Ecrit à la volée par une nuit d'orage en forêt sur l'île d'Oléron.
Le poème n'est malheureusement pas à la hauteur du moment mais j'ai peur de prendre le risque de le peaufiner et de risquer de perdre l'état d'esprit de l'instant.
Quand la mer se déchaîne,
Forme des précipices
Qui dans leurs flots entraînent
Les radeaux aux abysses;
Quand les cieux se brisent
Pour vider à torrent
Les outres de la bise
Et libérer les vents;
Quand le tonnerre gronde
Et qu'un éclair flamboie
Puis s'abat sur le monde,
Sème un divin effroi.
C'est Dieu qui se révèle
Et crie dans l'air glacé
"Voyez, faibles mortels,
Ma puissance étalée..."
Le poète l'entend
Et répond en ces termes
"Pauvre fou! Tout Puissant,
Ton règne est à son terme.
Ils poursuivent des rites
Qu'ont légués leurs parents
Mais Tu n'es plus qu'un mythe
Dans leurs cœurs ignorants.
C'est un siècle sordide
Vénérant, à genoux,
L'éphémère et le vide
Ce temps n'est pas pour nous."
Ecrit à la volée par une nuit d'orage en forêt sur l'île d'Oléron.
Le poème n'est malheureusement pas à la hauteur du moment mais j'ai peur de prendre le risque de le peaufiner et de risquer de perdre l'état d'esprit de l'instant.




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