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Gaspard Dorelien

Inscrit(e) : 01 juin 2009
Hors-ligne Dernière activité : juin 14 2009 03:50

Publications sur Toute La Poésie

Bleu d'aurore (suite 2)

02 juin 2009 - 07:33

Ame module mouillée

L’écorce miroir présent

Lèvre chaude de pluie

Girandole déchirée

Giclée de sang

Le temps s’est tu

Et le silence parle à l’aurore


Claire de lune jaunie

Trait de la nuit venimeuse

Doléance d’une aurore immaculée

Les envieux dessinent les heures

Couvre-feu brulé

Les rires en folie s’effacent

Ile en demi-portion

Cuillerée de douleur à vomir

Aux étincelles de la révolution


La feuille blanche aveugle

Mon crayon aussi

Pas de gerbe-mot

Mes maux nouent mon cœur

Les mots se taisent

Sur tous les murs absents

La parole se signe

Au nom de l’amour

Du cœur

Et du rêve

Amen

Bleu d'aurore (suite 1)

02 juin 2009 - 07:06

Étoile ivre feu

Élan d'émoi

Mastiqué sur l'enclume

D'un temps brasier mort

Je goutte la rosée du midi

Le sang tari des yeux

La source se heurte contre des grains d'heures

Amène vie et fontaine

Corps âme esprit

A flot tristesse

Feuille arbre forêt

Blessure d'une minute délavée

Vole sourire

Aurore fluide

Å’il gris-bleu

L'ombre des heures

Qui fume le fleuve endormi

Corps crispé des soleils

Crépuscule de nuage

Ami-saison fêlé

L'ét130 du matin

L'hiver du soir

Au revoir la brume

Le ciel ouvrira ses fenêtres


Lent réveil moisi

Ma main gauche piégée du rêve

Les enclos de paupières

Fermés pour la nuit-sentinelle

Sommeil au blanc-frisson

Masques de séjour

Enfer joué

Déjoué

Mal parti

Je grince mon esprit

La fumée s'étend

J'ausculte la voie cendrée

Mes yeux s'endorment

Bleu d'aurore

01 juin 2009 - 08:38

Blanc bruit livide
Désert du geste
Rose brune à dessein
Le bleu parle à l'aurore
Ma branche d'eau d'ivoire
Refrain de la brume ivre-peur
Linge bleuté d'harmonie
Les cimes du crépuscule des verbes
Tombent en double perte
De l'ourlet de ton amende
Je craque
Mon organe maitre-monde
Pénètre l'immaculée
De ta payse dans l'alphabet des mers
Bleu bruit limpide
L'aurore est une veuve dépecée


La crue de la férule du bourreau
Ses reins grimacent le regard médusé du violeur
La douleur est à la croisée
D'un plaisir grinçant
Monter
Descendre
Voler
Sur le tombeau galérien
Le vagin-mère-désir
A le gout d'une gerbe séchée


Mon poème a le matin de tes yeux
Mon poème est l'odeur de ta chair poilue
Mon poème est un mensonge honnête
Mon poème te respire
Le crayon ne mord plus
Mon poème est en rut
Mon poème est bandé
A l'autel de ton lit
Mon poème-plaisir
Te pénétrera dans le déluge de ton sexe blessé
La vérité est la dépouille de nos rêves de lettres huilées


Ses carêmes de ville verte
Ont l'odeur grammaticale
Chant âcre d'une chorale de fièvre
Ses fils étrangers du rêve grégorien
N'ont pas la croix de Nazareth
Le Messie n'est pas la frêle masturbation du prophète
Le paradis est une fleur arrosée d'encre bleue


Ce sens débridé de l'inavouable
Est un miroir imperméable
Je n'ose vous boire madame
Mais permettez
Que mes yeux te violent
La pudeur au souffle cassé
De ton sucre noir
L'envie est une blessure taciturne
Elle greffe la nudité des sens
Aux prières de nos âmes