Je sais que les oiseaux qui partent chaque automne
Pour les rives lointaines aux confins de la terre,
Emportent mes étés, laissant déficitaires,
Dans les mots de mes vers, tout ce pourquoi ils tonnent.
Je sais que les frimas, de leurs pinces d’argent
Découpent peu à peu des bouts de mon ciel bleu
Pour les peindre du gris des matins nébuleux,
Me rapprochant du jour où rien n’est plus urgent.
Je sais que mes demain ont plus de souvenirs
Que de grains d’utopie à compter sur leurs doigts
Et que l’hiver qui vient, n’aura pas d’avenir.
Mais je sais ça aussi, que ce que j’ai écrit,
Sans jamais me soucier de ce qu’on croit et doit,
N’aura jamais été que l’ombre de mes cris.
Moietmoi août 2010
L'ombre de mes cris.
Débuté par Moietmoi, août 29 2010 05:30
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