Il frappe tel un métèque trépané
Cet astéroïde
L’affamé ventre plein
Au cardinal de la soie
Coquelet fantasque
Il frappe au canotier carillonnant des bales de safran
Inusité cul-de-jatte archi gradé
Le paltoquet grumeleux des accortes pantomimes
Tantôt morte
Accouchée d’altitudes d’escaliers
Des gourbis psalmodiant de l’Orient l’amour fou
Parodié de pierres précieuses et de menottes de platine
Il se désendésire
Au rythme vasculaire des garrots là où
Le soleil effondré annonce patiemment la direction interdite de la nuit
Cep tordu
Au cap
En grillagé de dépits
Rogne déviante
Il a le dos qui craque
Et l’intérieur dépolit
Celui qui lit les cartes
Celui du je du carnet de bord
Maître de son destin
Grotesque
Capitaine de son âme
Quand les boussoles indiquent cramoisies les fientes fluorescentes des heures tues
Du compas menant les hommes aux confins
Barré sur son demi trône en pâte
Pilate usurpateur lucide
Il malmène leurs fronts alignés
A retrancher
D’entre
Eux rencontrer l’impudique
Animal libre et sans morale parfois surnageant la conscience
Sans espoir de victoire
Sans crainte de défaite
Il irradie la tourbe ramassée dans les vergers mauresques de sa mémoire
Les autres commémorant un éternel aujourd’hui
Dépourvu de chair et de pensée
Lui
Il cartographie l’absence d’éclairage
Dans les mélanges de ses abstruses fluidités internes
Il frappe acharné cachottier
Aux sous-bois malandrins
Le paladin des brames
Il mime l’esprit vigneron crinière d’épines et aux ailes de bois
LE DEJEUNER SUR L’HERBE
Débuté par Dedalus, juin 28 2007 06:27
3 réponses à ce sujet
#1
Posté 28 juin 2007 - 06:27
#2
Posté 29 juin 2007 - 10:19
Ce qui énorme c'est la fulgurance des images ou plutôt leur précision.
...
Il cartographie l’absence d’éclairage
...
up,very up ce petit "passe passe pepére entre deux buissons"
#3
Posté 29 juin 2007 - 04:15
Frappes chirurgicales...
#4
Posté 20 juillet 2007 - 03:41
yo





