Épave
Parfois, me promenant sur la plage déserte
Je vole aux flots roulants une pièce de bois.
Un monde de pensées alors se lève en moi
Qui viennent animer ma pauvre découverte.
Je songe à la forêt où elle vit le jour,
Au calme pré voisin où broutait une vache,
Jusqu’au sombre matin quand, sous les coups de hache
L’arbre qui la portait se coucha pour toujours.
J’entends l’insupportable hurlement des scies,
Puis je vois, au milieu d’un monceau de scories,
Dans la douleur, surgir son volume parfait.
Longtemps elle cingla les mers, la fière étrave,
Avant que la tempête ou quelque vent mauvais
Change son cher navire en une simple épave.

L'épave
Débuté par jacquolarime, févr. 28 2011 01:12
2 réponses à ce sujet
#1
Posté 28 février 2011 - 01:12
#2
Posté 28 février 2011 - 04:50
La chute assure le retour à la plage et la mer. Voilà une histoire bouclée.
Sauf erreur, le 9ème vers me semble trop court.
Sauf erreur, le 9ème vers me semble trop court.
#3
Posté 01 mars 2011 - 11:50
La chute assure le retour à la plage et la mer. Voilà une histoire bouclée.
Sauf erreur, le 9ème vers me semble trop court.
Le "h" de "hurlement" étant aspiré, le compte me semble bon :
J’en/tends/ l’in/su/ppor/ta//ble /hur/le/ment /des /scies
Je concède, toutefois, que le "ble/hu" ainsi créé n'est pas des plus heureux... J'essaierai de trouver mieux

J.