Comme un son de verre brisé
Résonne dans ma tête,
Une sensation de malaise
Vient jouer les trouble-fête.
Une bise qui me refroidit l’âme
Quand elle se penche sur ma falaise,
M’enveloppe de son charme
Pour que je me laisse aller.
Est-ce la faute au temps ?
Quand j’ouvre mes pensées,
Soudain, je perds le contrôle.
Devrais-je dorénavant
Apprendre à les maîtriser
Pour qu’elles ne s’isolent ?
Le tableau noir s’efface,
Les années s’évaporent.
Quel reste d’existence ?
J’ai beau chercher le rapport,
Le flou reste à l’horizon.
Rien ne fait résistance.
Je m’y perds pour de bon,
Par absence de trace.
Est-ce la faute au vent ?
Ne les ayant attachés,
Mes souvenirs s’envolent.
Mes pas vont en avant
Bien que j’y perde pied.
Seule ma raison s’affole.
Tant de visages sans face
Tournent autour de moi
Que le vertige m’occulte.
On me dit aux abois.
Mais de quoi se mêlent-ils ?
Leurs paroles me percutent
De façon si habile
Que l’on dirait une farce.
Est-ce la faute aux gens
Dont je suis entouré
Si j’oublie la parole ?
On me parle d’avant
Comme d’un rideau tiré
Doucement sur mes épaules.
Il me faut tenir un guide
Pour que je me souvienne de vous
Car j’ai la mémoire en méprise.
Je ne connais plus de mes goûts
Que ce brouillard qui m’habille.
Jour après jour mes piles s’épuisent.
Je n’ai plus rien de mercantile,
Mes émotions voyagent à vide.
Est-ce la faute au temps
Si je n’ai plus qu’un fossé,
Si j’ai oublié mon rôle ?
Je n’ai plus maintenant
Qu’à me laisser planer,
Attendre que je décolle.
13/03/07





