Ce matin le vent est fou, et se font peu discrètes
Ses intrusions fureteuses, sous les jupons des filles.
Et sous l’envolée des jupes, des rondeurs secrètes
Se dévoilent, et on entend le rire, un peu méprisant,
De la belle qui cingle l’indiscret, d’un mot cuisant.
Ce matin le vent est fou, même les arbres il déshabille
Le vent s’enrage, et court vers la montagne rouge
Et l’Estérel saigne dans cette mer bleue qui bouge.
Il attise les incendies qui mettent à mal la pinède,
Se moque des maisons brûlées et rien ne lui cède.
Le ciel est couleur cendre, et les yeux sont brûlants.
Le vent s’enrage, et transporte les brandons ardents
Le vent est salé, et caresse mes courts cheveux roux.
Il me fait frissonner dans l’ombre des pins cendrés.
J’ai reposé ma palette et regarde la mer en courroux
Gifler de gerbes d’écume blanche les noirs rochers.
Ce souffle marin venant du large j’ai appris à l’aimer
Le vent est salé, et son chant infini pour moi est doux

ce matin le vent est fou !
Débuté par ELYSE, nov. 28 2007 08:23
3 réponses à ce sujet
#1
Posté 28 novembre 2007 - 08:23
#2
Posté 28 novembre 2007 - 08:46
Il me fait frissonner dans l’ombre des pins cendrés
..
on dirait un amant dont tu parle !!!
..
beau texte
..
on dirait un amant dont tu parle !!!
..
beau texte
#3
Posté 29 novembre 2007 - 12:55
plus proche de la prose que de la poèsie
en raison de son ton narratif
ce qui surprend chez vous
la poèsie est diverse
amicalement
Michel
en raison de son ton narratif
ce qui surprend chez vous
la poèsie est diverse
amicalement
Michel
#4
Posté 29 novembre 2007 - 02:02
plus proche de la prose que de la poèsie
en raison de son ton narratif
ce qui surprend chez vous
la poèsie est diverse
amicalement
Michel
La poèsie, comme le langage, n'est pas fixée une fois pour toutes.. elle se doit d'évoluer et sa mission est d'émouvoir, d'intéresser, et de plaire... et pourquoi pas de déplaire, car il est toujours intéressant de voir réagir. C'est la fenêtre de la communication !