
Poètes, mangez !
#1
Posté 25 février 2008 - 08:59
Cette information me révolte et je tiens à apporter mon témoignage personnel pour éviter les troubles et accidents qui découlent d'habitudes alimentaires détestables.
Il faut manger.
Prendre le temps de manger.
Savourer ce qu'on mange.
Ne manquer un repas pour rien au monde.
Et veiller à la régularité de ses repas.
L'anorexie, la mort, la détestation de soi, la maladie mentale sont les corrolaires d'une mauvaise alimentation.
#2
Posté 25 février 2008 - 10:59
#3
Invité_Gallaumar_*
Posté 26 février 2008 - 01:09
-Manger du porc rend pessimiste
-Manger du mouton rend mélancolique
-Manger du boeuf rend optimiste
Par consequent je vous conseille vivement les merguez hallal et vous déconseille très fortement la choucroûte et le boudin sauf en cas de rupture sentimentale...!
#4
Posté 26 février 2008 - 01:18
#5
Invité_souris_*
Posté 26 février 2008 - 10:33
Citation :
"L'anorexie, la mort, la détestation de soi, la maladie mentale sont les corrolaires d'une mauvaise alimentation"
Ou le contraire.
Amicalement
Souris
#6
Posté 26 février 2008 - 10:57
J'apprends par la radio que l'anorexie gagne du terrain, en particulier chez les étudiants.
Cette information me révolte et je tiens à apporter mon témoignage personnel pour éviter les troubles et accidents qui découlent d'habitudes alimentaires détestables.
Il faut manger.
Prendre le temps de manger.
Savourer ce qu'on mange.
Ne manquer un repas pour rien au monde.
Et veiller à la régularité de ses repas.
L'anorexie, la mort, la détestation de soi, la maladie mentale sont les corrolaires d'une mauvaise alimentation.
Et le suicide un manque de savoir vivre ? ( je crois que ça doit être du Pierre Dac, sans certitude)
Je ne crois pas qu'on puisse regrouper l'anorexie ( qui est un symptôme) , la mort (une conséquence) la détestation de soi (cause) la maladie mentale (???) dans le même panier
Mangez des pommes et vous serez en forme !!!! Disait l'avant sarko (c'est pas totalement faux et c'est toujours mieux que les jurons, mais bon).
J'ai certainement dû mal interpréter la fin de ton texte, ou le prendre au premier degré , mais je ne crois plus à la fée clochette qui résout tout avec sa baguette magique (même si elle provient de la boulangerie). On ne soigne pas l'anorexie à coups de fourchette (expérience faite)
Par contre, je suis parfaitement d'accord avec le fait qu'il faut revaloriser le repas, les plaisirs de la table ,une nourriture saine et se donner le temps d'apprécier le tout .
merci pour ton texte et ta révolte, c'est ce genre d'attitude (porte ouverte à la discussion) qui permet la réflexion et parfois peut sortir un jeune de sa détresse ou de sa solitude.
amicalement
monique
#7
Posté 26 février 2008 - 01:04
Et je n'ai jamais rien compris à l'anorexie : je croyais que c'était une maladie, ensuite on m'a parlé de l'horrible mode des "pro-ana"...
En tout cas je suis désolé d'avoir laissé entendre "qu'on pouvait guérir l'anorexie d'un coup de fourchette". Le prévenir, peut-être ?
Ce qui me paraît certain, c'est la relation directe entre le repas (ou son absence) et le moral. Manger, c'est se donner l'opportunité 'un bonheur quotidien (et je suis pour la "recherche du bonheur", inscrit dans la constitution américaine). Ne pas manger, c'est alimenter sa névrose, sa dépression, son angoisses.
Eh bien je ne suis pas de ceux qui estiment qu'il faille de l'optimisme à tout crin, loin s'en faut ! Mais je crois nécessaire de réserver la dépression à sa nécessité extrême, ne pas en faire une vogue comme de l'anorexie, on a fait une vogue.
Bon appétit à tout le monde !
PS : n'en déplaise à Pierre Dac, le suicide est bel et bien un manque de savoir-vivre.
#8
Posté 26 février 2008 - 04:08
la semaine prochaine mes parents rentrent du sud, ils ramenent les meilleurs oranges et citrons de france, et du jambon cru et du parmesan d'italie... haha !
#9
Posté 26 février 2008 - 05:38
#10
Posté 26 février 2008 - 05:40
Parfois, on croit qu'on va se suicider alors que les douceurs d'un vrai et bon repas règleraient toutes les questions métaphysiques qui nous cogent la tête.
#11
Posté 26 février 2008 - 07:10
La saucisse de Morteau avec des lentilles et des carottes...rien qu'à l'idée...l'eau me vient à la bouche...après une bonne virée de marche dans le Jura...nuit au refuge...et l'odeur de la saucisse frémissante au milieu des lentilles...pur bonheur! Quand on y a goûté...(la choucroute...moins...ou alors avec une tranche de lard?...)...un peu comme la Madeleine de Proust...saveurs anciennes...Bon dieu qu'est ce que j'aime la choucroute. La choucroute et la saucisse de Morteau avec des lentilles et des carottes.
#12
Posté 26 février 2008 - 07:22
L'oeuf et la poule oui...L'un est le corollaire de l'autre et vice-versa, à mon humble avis.Merci Vivien, je viens grâce à toi de comprendre ce qu'écrivait, plus haut, Souris. C'est un peu l'histoire de l'oeuf et de la poule, du coup. Et précisément, c'est dans les occasions d'angoisse, de déprime, etc. qu'il est essentiel de se confronter au caractère disciplinaire du repas.
Parfois, on croit qu'on va se suicider alors que les douceurs d'un vrai et bon repas règleraient toutes les questions métaphysiques qui nous cogent la tête.
Autant manger avec plaisir dès le départ, ainsi on n'aboutit pas à la situation décrite par Vivien...oranges et citrons...super...qui l'eut crû! Manger cru, vous aurez des idées vitaminées! ll n'y a pas que le caractère disciplinaire du repas, je parlerais plutôt de rythme...il y a surtout ce qu'on met dans son assiette...mais là je m'arrête, point de discours ennuyeux...Hippocrate disait "Que l'alimentation soit ton premier médicament"...
La dernière phrase n'est pas un tantinet extrême?...enfin les douceurs d'un vrai et bon repas sont un plaisir bien vivant! bien agréable! s'en passer, ah ça non!
bon là c'est l'heure de dîner, vous mangez quoi ce soir?...
#13
Posté 26 février 2008 - 07:27
Demain je vous exposerai une autre source de bonheur : le fait de retirer ses chaussures, le soir.
#14
Posté 26 février 2008 - 07:34
#15
Posté 26 février 2008 - 07:44
Vous avez certainement raison : la médecine n'est pas mon fort.
Et je n'ai jamais rien compris à l'anorexie : je croyais que c'était une maladie, ensuite on m'a parlé de l'horrible mode des "pro-ana"...
En tout cas je suis désolé d'avoir laissé entendre "qu'on pouvait guérir l'anorexie d'un coup de fourchette". Le prévenir, peut-être ?
Ce qui me paraît certain, c'est la relation directe entre le repas (ou son absence) et le moral. Manger, c'est se donner l'opportunité 'un bonheur quotidien (et je suis pour la "recherche du bonheur", inscrit dans la constitution américaine). Ne pas manger, c'est alimenter sa névrose, sa dépression, son angoisses.
Eh bien je ne suis pas de ceux qui estiment qu'il faille de l'optimisme à tout crin, loin s'en faut ! Mais je crois nécessaire de réserver la dépression à sa nécessité extrême, ne pas en faire une vogue comme de l'anorexie, on a fait une vogue.
Bon appétit à tout le monde !
Y a pas de soucis !!!

J'ai juste sauté sur l'occasion pour donner quelques détails, plus, c'est difficile, chaque anorexique a sa propre histoire, donc la guérison se fait en fonction de leurs différents vécus.
Concernant les pro-ana, moi aussi, ils me font peur, en plus ils attirent pas mal de gens dans leur sillage.
Je m'étais permise de participer à certaines discussions sur des sites d'ano de manière à mieux comprendre leur rapport à la nourriture, pour qu'ils m'expliquent les différentes façons pour casser ce rapport malsain à la nourriture, enfin il me fallait m'impreigner de ce monde pour mieux le comprendre . Certaines personnes étaient heureuses de m'aider dans mes recherches (merci infiniment à ces inconnus qui m'ont permis d'aider un peu à la guérison de...), d'autres me voyaient comme une espionne, pire une ennemie qui tentait de convertir un des leurs (alors que la personne en question ne les connaissait ni d'Eve ni d'Adam), j'ai appris par la suite que j'étais sur un site pro ana.

Les médias parlent pas mal de l'anorexie, mais ont de la peine à sortir du shéma spectaculaire de cette souffrance (comme d'autres du reste), et oublient parfois de donner des conseils pertinents.
amicalement
monique qui se tient bien à table , et qui aime bien son petit verre de Barbera d'Asti pour accompagner ces spaghetti

Je ne suis pas sûr que la dernière proposition soit si extrême - pourvu qu'on ne pense pas qu'elle englobe tous les cas. Malheureusement, je sais bien qu'il est des détresses qu'un repas ne sauvera jamais. Je n'ignore pas non plus qu'une belle table peut donner un sentiment d'écoeurement à une âme désemparée. Mais dans bien des situations, le processus est réversible. D'où l'idée de discipline.
Demain je vous exposerai une autre source de bonheur : le fait de retirer ses chaussures, le soir.
moi j'aime retirer mes chaussures en plein ciné surtout après une journée de marche !!!
Cela s'appelle le cinéma olfactif

#16
Posté 26 février 2008 - 07:49
"Demain je vous exposerai une autre source de bonheur : le fait de retirer ses chaussures, le soir."
Là sur l'autre source de bonheur, je suis perplexe et sceptique...suspense...sans odeurs, alors...cela pourrait gâcher celle du repas...
Ou alors, là je dirais plutôt que de se gratter la plante des pieds après une marche (jolie idée de Baptiste), se faire masser les pieds (ou se les masser)...le pied!...
bon là je file vraiment, la faim me taraude (pas celle de Knut Hamsun...).
#17
Invité_Haïgu Maya_*
Posté 27 février 2008 - 08:02
pour moi je me suis surprise à éprouver l'angoisse de ne plus avoir faim
du coup j'ai mangé sans faim au lieu de jeûner pour retrouver cette faim
s'exercer à jeûner à mon avis, c'est retrouver le goût de manger
et surtout maîtriser cette angoisse de la faim/non faim
combien de poètes parmi vous ont réellement éprouvé cette faim-lÃ
ne sommes nous pas plutôt des privilégiés qui mangeons trop et mal
#18
Posté 27 février 2008 - 08:40
Pour prendre la situation de nos étudiants (qui doivent prendre des forces car ils auront à célébrer dignement le quarantenaire de mai 68), il ne s'agit pas de jeûne mais de pratiques alimentaires irrégulières, déphasées, qui conduisent à sauter un, deux puis trois repas, etc. à se nourrir de café, de clope et de bedo, éventuellement. Or, l'appétit vient en mangeant comme dit le proverbe et il est notable qu'à partir d'un moment, on ne ressent plus la faim. On ne la ressent plus comme telle, en tout cas : mais un affaiblissement de son organisme qui affecte directement la psychologie. Manger devient secondaire. Cette situation est précisément le fait d'une société de surconsommation. Là où le repas est incertain, on ne se paierait pas le luxe de le snober. On le ritualise au contraire, et le jeûne fait partie de cette ritualisation.
Ethnographie de bistro, j'en conviens. Mais s'il y avait quelques anthropologues sur tlp, je serais enchanté qu'ils se joignent à nous.
#19
Invité_Haïgu Maya_*
Posté 27 février 2008 - 09:02
CHAPITRE LIV
Cy n'entrez pas, hypocrites, bigotz,
Vieulx matagotz, marmiteux, borsouflez,
Torcoulx , badaux, plus que n'estoient les Gotz,
Ny Ostrogotz, precurseurs des magotz
Haires, cagotz, caffars empantouflez,
Gueux mitouflez, frapars escorniflez,
Befflez, enflez, fagoteurs de tabus;
Tirez ailleurs pour vendre vos abus.
Vos abus meschans
Rempliroient mes camps
De meschanceté;
Et par faulseté
Troubleroient mes chants
Vous abus meschans.
Cy n'entrez pas, maschefains practiciens,
Clers basauchiens mangeurs du populaire.
Officiaux, scribes et pharisiens,
Juges anciens, qui les bons parroiciens
Ainsi que chiens mettez au capulaire;
Vostre salaire est au patibulaire
Allez y braire, icy n'est faict exces
Dont en voz cours on deust mouvoir proces.
Proces et debatz
Peu font cy d'esbatz,
Où l'on vient s'esbatre.
A vous, pour debatre
Soient en pleins cabatz
Proces et debatz.
Cy n'entrez pas, vous, usuriers chichars,
Briffaulx , leschars, qui tousjours amassez,
Grippeminaulx, avalleurs de frimars,
Courbez, camars, qui en vos coquemars
De mille marcs jà n'auriez assez.
Poinct esgassez n'estes, quand cabassez
Et entassez, poiltrons à chiche face :
La maIe mort en ce pas vous deface.
Face non humaine
De telz gens, qu'on maine
Raire ailleurs : céans
Ne seroit séans;
Vuidez ce dommaine,
Face non humaine.
Cy n'entrez pas, vous rassotez mastins ,
Soirs ny matins, vieux chagrins, et jaloux;
Ny vous aussi, seditieux mutins,
Larves, lutins, de Dangier palatins ,
Grecs ou Latins, plus à craindre que loups;
Ny vous gualous, verollez jusqu'Ã l'ous;
Portez vos loups ailleurs paistre en bonheur,
Croustelevez , remplis de deshonneur.
Honneur, los, deduict,
Ceans est deduict
Par joyeux acords;
Tous sont sains au corps;
Par ce, bien leur dict
Honneur, los, deduict.
Cy entrez, vous, et bien soyez venus
Et parvenuz, tous nobles chevaliers !
Cy est le lieu où sont les revenuz
Bien advenuz; affin que entretenuz
Grands et menuz, tous soyez à milliers.
Mes familiers serez et peculiers :
Frisques, gualliers, joyeux, plaisans, mignons
En general tous gentilz compaignons.
Compaignons gentilz,
Serains et subtilz,
Hors de vilité,
De civilité
Cy sont les oustilz,
Compaignons gentilz.
Cy entrez, vous, qui le sainct Evangile
En sens agile annoncez, quoy qu'on gronde :
Ceans aurez un refuge et bastille
Contre l'hostile erreur, qui tant postille
Par son faulx stile empoizonner le monde:
Entrez, qu'on fonde ici la foy profonde,
Puis, qu'on confonde, et par voix et par rolle,
Les ennemys de la saincte parolle !
La parolle saincte
JÃ ne soit extainte
En ce lieu très sainct;
Chascun en soit ceinct;
Chascune ayt enceincte
La parolle saincte
Cy entrez, vous, dames de hault paraige !
En franc couraige entrez y en bon heur,
Fleurs de beaulté, à celeste visaige,
A droit corsaige, Ã maintien prude et saige.
En ce passaige est le sejour d'honneur.
Le hault seigneur, qui du lieu fut donneur
Et guerdonneur, pour vous l'a ordonné,
Et pour frayer à tout prou or donné .
Or donné par don
Ordonne pardon
A cil qui le donne,
Et très bien guerdonne
Tout mortel preud'hom
Or donné par don .
<><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><>
Comme estoit le manoir des Thelemites
#20
Posté 27 février 2008 - 10:06
#21
Posté 27 février 2008 - 12:22
#22
Invité_Haïgu Maya_*
Posté 27 février 2008 - 12:47
j'ai pour habitude de citer mes sources
mais là il était impossible pour moi d'accéder à la page index de ce site
(alors que maintenant si, étrange) et donc d'en connaître l'auteur
voyant un début de réflexion possible j'avais donc mis le texte sans lien dans le doute
comme toujours sinon c'est par google que j'avais trouvé cela
tu peux retirer ton lien, ce n'est pas la peine d'en rajouter
même si ce lien peut tout de même se révéler d'intérêt
un site de poésie même s'il veut rester neutre est forcément "restrictif"
#23
Posté 27 février 2008 - 12:55
#24
Invité_Haïgu Maya_*
Posté 27 février 2008 - 01:02
bien je pense que google fonctionne grâce à tous ces liens qui te semblent inoffensifs
je pense aussi qu'il y a beaucoup d'abus possibles sur internet et que ce n'est pas la peine d'aider à en faire la propagande
autrement je ne prends pas le parti de telle ou telle science, ce sont les personnes concernées seules qui peuvent donner une opinion, les dérives sont inacceptables, cela ne signifie pas que d'autres alternatives ne soient pas possibles
#25
Posté 27 février 2008 - 02:47
Techniquement, je pense qu'il est possible de supprimer une partie du topic : je te propose de le faire à partir de la citation que tu as effectuée, incluse bien évidemment. Ce que je n'accepterais pas, c'est de supprimer le lien sans supprimer la citation.
Car si j'ai fait la recherche, c'est que le texte que tu as déposé lui-même me semblait relever d'une sphère à laquelle j'ai eu la chance d'être sensibilisé : celle des pseudo-sciences.
#26
Invité_Haïgu Maya_*
Posté 28 février 2008 - 08:35
http://www.toutelapo...&...ost&p=52742
et pour ceux qui veulent
http://www.google.fr...lient=firefox-a
#27
Posté 01 avril 2008 - 12:19
La mise en cause des médecins est un procédé facile, et assez scandaleux car il se plante en un terreau favorable : l'angoisse et la souffrance des familles et des malades. Pour moi, les médecins c'est comme les enseignants : on peut pester contre eux des heures, des jours, des semaines entières. Mais leur tâche est telle que ces catégories de travailleurs, avec tous les travers qu'on peut leur trouver (à raison, bien souvent) méritent un respect infini. Ils articulent la société.
J'adhère.
Manque le prêtre, car Sarko a bien dit qu'il surclassait l'instituteur...
Mais il est vrai que ce que dit Sarko...
Au lieu d'envoyer d'autor et en catimini mille bidasses pour articuler la société afghane, il devrait commencer par rétablir les huit mille postes de prof dont la suppression ne va pas manquer de désarticuler l'éducation nationale...
Mais nous sommes un peu loin du topic, veuillez m'en excuser
#28
Posté 03 avril 2008 - 08:13
#29
Posté 03 avril 2008 - 08:20
#30
Posté 04 avril 2008 - 02:13
Mourir, seul, sommes acteur de notre mort.
Aujourd'hui, je mange quelques romarins et aussi 2 tulipes "rouges".
Et tout mon amour, je mange mon amour, tout mon amour.