OUBLI
Ma langue est collée
Dans ma bouche pâteuse.
Je crois que suis folle
Et court à l’oublier.
Mais oui, je suis folle ;
A quoi bon le nier ?
Il ne reste plus rien
Qu’une peau abandonnée
Déguisée chaque matin
En personne honnête.
Le sommeil me fuit.
Mon cœur est fermé.
D’où vient alors ce cri
toujours renouvelé ?





