Mille poëtes trainent et languissent à la prosaïque ; mais la meilleure prose ancienne (et je la seme ceans indifferemment pour vers) reluit par tout de la vigueur et hardiesse poetique, et represente l'air de sa fureur. Il luy faut certes quitter la maistrise et preeminence en la parlerie. Le poëte, dict Platon, assis sur le trepied des Muses, verse de furie tout ce qui luy vient en la bouche, comme la gargouïlle d'une fontaine, sans le ruminer et poiser, et luy eschappe des choses de diverse couleur, de contraire substance et d'un cours rompu. Luy mesmes est tout poëtique, et la vieille theologie poësie, disent les sçavants, et le premiere philosophie. C'est l'originel langage des Dieux.
Essays, III, 9
QVIDQVID.IN.BVCCAM.VENIT
Débuté par J.G. Mads, juil. 17 2011 12:58
3 réponses à ce sujet
#1
Posté 17 juillet 2011 - 12:58
#2
Posté 17 juillet 2011 - 01:09
Vous n'auriez pas vu Malthus ? Il a disparu.
#3
Posté 18 juillet 2011 - 01:29
Tes écrits me déconcerteront toujours
Une toile de folie peinte en mots
Une toile de folie peinte en mots
#4
Posté 29 juillet 2011 - 12:32
vas y
en hommage
à la prose poètique
classique
cher Maître Povoite
bibi 2011
en hommage
à la prose poètique
classique
cher Maître Povoite
bibi 2011





