Je me suis réveillé à cinq heures à l'aube. Il faisait un peu froid, les étoiles brillaient dans un ciel gris. J'allumais la chandelle et j'allais regarder comment étaient les choses après la tempête ; le toit a résisté et les murs sont encore humides. Je vais sur le balcon, la rue est sale et toute trouée. Je suis descendu dans la cour qui est aussi dévastée. Les oiseaux chantent en saluant le nouveau jour. Je respire fort et Faim aboie en haut de l'escalier "Bonjour, mon ami ! " lui dis-je : "On va au travail ?" Je monte l' étroit escalier puis je mets le panier et le descends avec la roulette jusqu'au sol. Après, je prends brouette, j'ouvre la porte avec attention. Je la mets sur le trottoir et je ferme avec le cadenas. Faim saute sur la brouette et s'assoit en donnant un aboiement. Et ainsi, commence la journée de travail.
La rue désertée est noire. On est passé devant l'ancienne Fabrique d'huile Oleama, par derrière le Couvent des Merces jusqu'au bâtiment da Caema, dans l'Avenue du Anel Viario.
Au loin la silhouette du Marché au Poisson. On a traversé les pistes de l'avenue et on va doucement sans se presser. Les marais au bord de la rivière du Bacanga, la petite plage du Desterro et ses petits bateaux ancrés sur le sable. De l'autre côté, plus en hauteur et par derrière des maisons, l'imposante église de São José do Desterro, je m'arrête et me signe.
Le trafic est faible. Entre huit heures et midi, tout est arrêté, à cause de la tempête. Plusieurs quartiers sont encore inondés, les barrières se sont éboulées sur les maisons, un bébé est mort enterré dans le quartier du Coroadinho. Les eaux ont envahi les magasins et les épiceries dans la surface du Grand Marché et dans les autres lieux de la ville.
Avant de rentrer, je suis passé par le marché, les propriétaires des magasins et leurs employés balayaient et nettoyaient les saletés laissées par la pluie. Tout était triste.
Je suis rentré à dix heures de la matinée. Je suis allé nettoyer la cour, c'était une anarchie, tout était hors de la place habituelle, avant de commencer j'ai pris une gorgée d'eau-de-vie. J'ai achevé le ménage dans l'après-midi. J'en ai profité pour préparer la soupe. Un bâtiment`est tombé sur la Grande Plage et il y avait des gens sans abri. L’électricité a été restaurée.
J'ai monté l'escalier avec Faim dans les bras, après je suis descendu pour prendre la casserole de soupe, je suis monté et descendu de nouveau pour me laver, pour remonter à nouveau.
Après le souper avec mon ami Faim, je suis allé me choisir un livre, car j'avais bien gagné de me reposer pour le lire.. Parmi les grands écrivains français, j'ai choisi Voltaire. Le soir était arrivé, Faim s'est couché dans son coin favori, j'ai allumé une chandelle et me suis assis non moin d'elle. J'ai enfin délaissé mes problèmes et je me suis embarqué dans le merveilleux monde de Candide
le cahier du Père Joseph - IX
Débuté par R.N.Rodrigues, août 07 2011 03:49
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