Le printemps n’est pas commencé,
Que déjà on en voit sa fin,
De quoi déjà nous annoncer,
L’aridité donnant la faim.
Là le monde se décolore
De teintures aux aspects changeants,
Nous renvoyant en anaphore,
Des saisons aux temps divergeant.
La pluie a fui tout le pays
Peignant les jardins en déserts
Et les oasis en taillis,
N’amenant là que la misère.
Et l’homme, en plus de tous ces vents,
En accentue la tragédie,
Devenant le seul adjuvant
Qui renforce la cécidie.
D’Ethiopie ou de Somalie,
Partout dans la corne d’Afrique,
L’humain nous expose sa lie,
Dès qu’il est là, question de fric,
Là où naquit un jour Lucy
Et où partout ça commença,
Serait-ce aussi, demain, ici,
Que par la faim, là tout cessa ?
Moietmoi avril 2012
La corne de la fin ?
Débuté par Moietmoi, avril 08 2012 11:50
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