Des bombes tombent, dans le monde, sur des innocents. Et moi, je suis dans mon jardin, j'observe les abeilles butiner les fleurs odorantes des troènes, – mais la poésie, toute la poésie, est, décidément, amère, ce matin.H./Jeu/23/6/11/10H20
michelconrad' Blog
Dans les prés noyés,le ciel se reflète,le ciel est violetet la nuit s’apprête. C’est ce mien paysque j’aime et défends,plat, dans le soir gris :j’y étais, enfant. Et je pense à vous,dans le soir qui tombe,mon âme se vêtde votre velours, mon unique amour. extrait du recueil Un Fleuve de lumière, Nancy, 1982avec un portrait de l'auteur par Claudette...
Les anges-gardiens sont des personnes réelles, rencontrées, ici ou là, par le plus grand des hasards. Ce n'est pas de l'amour qu'elles offrent, mais un peu de bienveillance. Et puis, un jour, elles partent, en effaçant toutes traces, sans même dire « au revoir ».LdN/Ven/10/6/11/12H15
Le millepertuis fleurit : en son coeur, des soleils radieux. Dans l'herbe haute et desséchée, on me dit que des perdreaux ont fait leur nid. Plus loin, apportées par les oiseaux, des fraises des bois ont poussé et offrent leurs fruits, à la discrète saveur.LdN/Mar/7/6/11/10H50
Dans cette oscillation où je vis, d'une ville à l'autre, je découvre que chaque lieu a une âme, tissée de tous ceux qui y vécurent : quelque chose reste de nous, après notre passage, comme une vibration, ou le passage du vent, lorsqu'il soulève le rideau.LdN/Mar/7/6/11/9H40
Dans les prés noyés,le ciel se reflète,le ciel est violetet la nuit s’apprête.C’est ce mien paysque j’aime et défends,plat, dans le soir gris :j’y étais, enfant.Et je pense à vous,dans le soir qui tombe,mon âme se vêtde votre velours,mon unique amour.
Au milieu des herbes qu’on dit « mauvaises », le petit bataillon de coquelicots nargue les géraniums et les pétunias captifs, juchés sur une grille, ou bien suspendus à des voûtes de béton armé, qui voudraient donner à l’architecture de l’endroit un air espagnol. Sur le carrelage, un autre captif, le datura, languit, dans l’attent...
L'instant est bien plus unique qu'on ne le croit : quand j'exprimai, un jour, mon émerveillement, devant le flamboiement de la vigne vierge, qui occupait un mur entier, côté jardin, côté rivière, flamboiement qui se répétait, chaque automne, avais-je imaginé que cette vigne vierge était parvenue à son dernier automne, et que je l'avais adm...
J’ai rencontré un fleuve de lumière,ensemble,nous avons déchiré les rideaux de la nuit,nous avons déchiffré la profondeur des sources,remué la mémoire ancienne des étangs,fait brûler le regret, cette très vieille souche,et pour que s’ouvre, enfin, l’horizon le plus vaste,nous avons oublié les mots de l’avenir,pour que demeure, en nous, la source toujours...
Que de chacun des baisers,que tu donnes, naisse un poème,que de chaque amour qui naît,naisse la fleur d’un « je t’aime », que les mots gardent mémoiredes ombres de chaque soir,préservant, dans leur écrin,la lumière du matin.extrait d'Un Fleuve de Lumière/Nancy/1982avec un portrait de l'auteur par Claudette Méline
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