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Les Symphonies de Bruckner : Pyrophilia

Posté par Loup-de-lune, 12 janvier 2019 · 957 visite(s)

Les Symphonies de Bruckner

Pyrophilia



culmine son château de brûlance

ses cheveux longs en autan
contrepointent de jais le rubato des flammes

depuis le pénultième hurlement
l'assumation forjette une tour

dans l'incandescence des amants
le franchissement épuré taille les degrés

à autoriser les meurtrières en son tréfonds
moindre encor la chair de Pyrophilia

la confluence des limbes cardinales
corolle de vents polychromes vouée au délivreur
y pâlit sa navrance surie

hyalocarde et alvéoles se redéfinissent au naissant emplir

les vaisseaux musiqués
jusqu'à la capillarité qui porte
passent le sceptre des rais

et venu parrainer déclins et consumances
ce symbiotique finale...

de son apostolat colosse
combien s'irrigueront les rameaux
qui tressent l'asymbolie avec les passées des météores...

les incalculées tuileries
perpétuels dénudements à la parieuse d'empyrées
que seule une myriabole gamme argumente



Je souhaiterais, avec ma profonde gratitude, donner ici la parole à Clément Velluet (Clémouchka)... Florilège des enthousiasmantes lettres-poèmes qu'il m'a adressées à propos des "Symphonies de Bruckner", et dans la psyché musicienne desquelles ces poèmes se réfléchissent... Il est de ces lectures qui participent authentiquement de la création elle-même...

Loup-de-lune



« Vos impressions langagières, vos murmures où se pénètrent la lune et la lumière du soleil, sont des chemins cosmiques, des raisins en feux d’hirondelles, dansant à l’intérieur de vos genoux mentaux, éternels (...)
O silence où vos clartés cognitives, en des chevelures d’hydres acoustiques, se ramifient, s’irradient, des soleils poétiques d’yeux, aux beautés esthétiques nouvelles (...)
ô belle Poétesse, aux diamants de doigts, libellules présence, dont la musicalité plastique, aurorale, peinture, génère des folies contemplatives, des nudités, où votre poétique pense comme des millions de bras s’accouplant d’idéalité infinie (...)
des violoncelles intellectualisés, comme des sourires enfantant des plénitudes en baisers littéraires (...)
quintessence des mots à puits infinis (...)
votre style des larmes de pain en cécité des images bues, volées, aux miroirs, des mains invisibles, comme des lèvres récitant, les voyelles de l’amour humain, comme des blessures à flots d’émotions violettes, vapeurs des cataractes bleues, blanches... des transports où crie un désir de perfection (...)
J’aime la chimie de vos écrits fantasmés, des polyglottes déhiscences, des onirismes plastiques, ô Poétesse des transports (...) où vous informatisez, des danses sculpturales, (...) des voyelles à prières temporelles, des amours à continences, les lèvres des libellules moutonnées, des rires scientifiques (...)

Je danse, en vous lisant »

Clément Velluet
C'est un sentiment de joie authentique qui m'invite à publier ici le beau billet-poème que "Les Symphonies de Bruckner" ont inspiré à caillou caillasse, membre de Toute La Poésie.

Loup-de-lune


" comme la phalange d'un archange, d'une digitale labiatiflore,
conjugue à l'hymen informulé de garance et d'incarnat

ces mots que la bouche abdique et ne prononce pas,
l'équation morcelée des symétries aux racines inachevées
trace des ellipses aux circonférences invertébrées

en réflexions focales de mes axiomes névrotiques,

je vous aime encore comme à la première fois "

caillou caillasse

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