Les ombres centuplées
De ton corps ondulant sur mon côté,
Sous ma paume se défilent ;
J’ai décousu un soir d’orage , le désir atrophié, le mince fil
Qu’il me reliait à ta chair et dans mon agonie, charrié dans la nuit immobile,
Je m’obstine aujourd’hui à pourchasser, fou furieux qu’une âme a rendu vil,
Le butin sacré qu’un matin trop blond sournoisement m’a volé
En me laissant choir là dans une larme de menthe
Ne donnant à ma raison qu'une cellule sans chevet ;
Me reste l’illusion pour abreuver mes folies et enfin te retrouver insolente
Perchée haut sur un souvenir troublant et belle comme une rivière
Où je caresse fièvreux l’instant d’une prière
La douceur de ton chant ,
La profondeur de tes flancs
Les ombres centuplées
De ton corps ondulant sur mon côté…
Les ombres centuplées sur une rivière sans fond
Débuté par litchie, juil. 09 2007 08:00
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