Quand le bois vermoulu fait du verbe un chiffon,
Que devient cette empreinte parmi la filandre ?
Une écharde y affleure, à la rouge inclusion,
Dont l'aplat, sans façon, filigrane un esclandre.
Je voudrais écharner d'une écorce rugueuse
Une entaille au canif où le trou d'une flèche
Sur la fibre a biffé, devenue variqueuse,
Quelques lignes à coeur. Mais le temps les dessèche.
Et cet arbre demeure à mes rêves d'avant,
Qui se meurt lentement sans un bruit, sans allure.
On dirait dans la nuit, le corps nu d'un enfant
Scarifié tout au long d'un brouillon d'écriture...
Quand Le Bois Vermoulu Fait Du Verbe Un Chiffon.
Débuté par lio..., juil. 11 2007 05:22
4 réponses à ce sujet
#1
Posté 11 juillet 2007 - 05:22
#2
Posté 11 juillet 2007 - 05:54
et beh !!!!
je plaisante (lol), c'est bien construit...
je plaisante (lol), c'est bien construit...
#3
Posté 11 juillet 2007 - 09:59
Précieuse vision et belle métaphore...
#4
Posté 27 juillet 2007 - 01:22
Très jolis vers
presque parfaits
.. tu m'a rappelé Calli. Merci
presque parfaits
.. tu m'a rappelé Calli. Merci
#5
Posté 27 juillet 2007 - 09:05
Toujours ces griffures en filigrane, lio... Et ces mots inhatibuels que je prends plaisir à découvrir sous ta plume.
Et toujours ces mystères que l'on devine, cachés derrière le bois vermoulu...
balila
Et toujours ces mystères que l'on devine, cachés derrière le bois vermoulu...
balila





