L'autre fois, tu as cru me reconnaître
au détour d'un vers
bancal - le vers en trop d'un poème -
et moi aussi j'ai cru te reconnaître.
Ta voix, quand elle se force, ressemble tant à la mienne
que je me tais et te regarde
- je suis derrière toi
ou à tes côtés alors - jamais devant.
A chaque fois que tu parles
j'essaye de saisir le timbre de ta voix
sa vibration secrète, sa couleur,
son noir.
Je ne sais pas - nous réconcilierons-nous
un jour ? Sommes-nous seulement
faits pour être la moitié déchirée de l'autre ?
Je passe et j'oublie, et ta voix
me parvient toujours, plus proche, plus sensible,
plus belle simplement.
- pour ne pas déranger son cours
il faut lire en silence maintenant -
L'autre fois, tu as cru me connaître
Débuté par Vivien, mai 27 2011 10:27
3 réponses à ce sujet
#1
Posté 27 mai 2011 - 10:27
#2
Posté 29 mai 2011 - 07:49
L'attaque est vraiment très belle. La 3e strophe et les suivantes accusent une perte de densité à mes yeux. Mais les deux premières strophes sont merveilleuses.
#3
Posté 31 mai 2011 - 11:22
Même sensation que Serioscal. J'arrêterais presque le poème à "noir" pour laisser son intensité se diffuser après lecture.
#4
Posté 03 juin 2011 - 07:25
C'est aussi mon avis et j'aime beaucoup.L'attaque est vraiment très belle. La 3e strophe et les suivantes accusent une perte de densité à mes yeux. Mais les deux premières strophes sont merveilleuses.





