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le cahier rouge du Père Joseph - III


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1 réponse à ce sujet

#1 R.N.Rodrigues

R.N.Rodrigues

    Tlpsien ++

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  • PipPipPip
  • 217 messages

Posté 08 juillet 2011 - 12:43

Après avoir terminé mon travail au marché du poisson, je suis allé prendre un café au lait avec un morceau de gâteau au tapioca dans le kiosque d'une vieille amie. Tous les vendredis et samedi je vais travailler là en chargeant les poissons dans la brouette jusqu'à l'arrêt de bus ou au Grand Marché et la Foire de la grande Plage la fameuse Maison des Tulias.
À huit heures du matin, j'allais par la rue du Manga vendre des poissons. Je gagne de l'argent au Grand Marché quand le bras de la brouette casse. Je suis un peu en colère, mais je suis proche de l'atelier de mon ami Poète.
Avec précaution, je vais à l'atelier, il est situé sur le trottoir latéral de la Fabrique de Glaçons de Monsieur Eneas, dans la ruelle du Manga. Il est petit, fait de bois. Monsieur le serrurier battait une pièce au fer rouge sur l'enclume.Assis devant la porte monsieur le soudeur soudait une croix. Le serrurier est aussi connu comme poète, il arrête son travail et me regarde. Il laisse le marteau sur l'enclume et vient parler avec moi.
- Bonjour, mon ami Père Joseph ! -dit-il en souriant - Comment ça va ?
- Comme ci, comme ça - répondis-je. Le soudeur arrête son travail et aussi me regarde :
- Salut, Père Joseph !
- Salut, le soudeur mon ami.
Monsieur le poète serrurier regarde ma brouette et me demande :
- Mon ami, veux-tu que je soude le bras de ta brouette ? En indiquant avec la main le bras cassé.
- D'accord, mon ami.
Monsieur le soudeur s'est levé de son petit banc de fer et vient prendre la brouette et le bras cassé. Il les mène jusqu'à son atelier, et avec beaucoup de soin commence à les souder.
Quand un homme en blanc, des cheveux blonds et les yeux verts s'approche du serrurier et poète, debout près de la porte.
- Buongiorno, mi chiamo Alfredo e io voglio fare due portone de ferro - dit-il en regardant le serrurier poète.
Mon ami le serrurier reste un peu confus, il ne connait pas l'Italien L'homme, le signore Alfredo continue en parler en italien. Je m'approche d'eux. Mon ami le serrurier ne comprenait rien. Alors, je parle à l'italien :
- Buongiorno, signore! Scusi, mio amico, lui no parla la lingua italiana - dis-je ; l'italien me regarde épouvanté.
- Et tu parles italien ? demande-t-il avec les yeux grands ouverts vers moi.
- Si, io parlo un po.
- Come ti chiame?
- Mi chiamo José, io sono amico di lui, le fabbro. - alors, j'ai indiqué mon ami le serrurier avec le doigt - e lui no parla niente. E voi come ti chiamate?
- Mi chiamo Alfredo, io sono italiano - io ho comprato una casa nella Via jacinto Maia e io voglio fare due portone.
J'ai balancé la tête et j'ai parlé pour mon ami.
- Il s'appelle Alfredo, il est italien, il a acheté une maison dans la rue Jacinto Maia et il veut faire deux portes.
Mon ami le serrurier a ri un peu. L'italien m'a regardé étonné et aussi a ri. Le serrurier entre dans son petit atelier et prend la roulette d'arpentage et un cahier sale sur la rangée et reviens. Monsieur le soudeur m'appelle:
- C'est prêt, j'ai soudé le bras de ta brouette, père Joseph - dit-il avec sa main sur la tête.
Je m'approche de lui pour regarder mieux la soudure - mes poissons sont sur le trottoir - des camions chargent les morceaux des glaces pour les mettre dans les grandes caisses de bois pleine de poisson.
Monsieur le serrurier est sorti vivement avec l'italien pour prendre les mesures des portes. Monsieur le soudeur était déjà assis en soudant d'autres pièces de fer dans le même lieu où il avait soudé ma brouette.. Je la prends et je mets les poissons dedans. Monsieur le soudeur se lève et vient vers moi en regardant les poissons.
- C'est combien la soudure ? demandai-je. Il regarde les poissons, dans la brouette et me regarde - Père Joseph, dit :de rien ,avec les yeux tristes et toujours regardant vers les poissons, comme un chat regardant un oiseau.
- Voulez-vous des poissons ?
Il sourit et hoche la tête avec joie.
- Alors, choisissez et prenez - dis-je - c' était un bon garçon et les poissons seront pour son déjeuner. Et lui très content a pris trois poissons.
- Merci, mon bon Père Joseph - et il les mit dans la Fabrique de Glaçons et moi je suis allé au Grand Marché vendre les autres qui me restaient.
L'odeur de la soupe me fit revenir à la réalité, mon ami Faim aboyait là-haut. Je prends un verre d'eau-de-vie, que j'ai acheté avec l'argent des poissons,vendus au marché. C'est l'heure de déjeuner

#2 bibi

bibi

    Tlpsien +++

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  • 6 084 messages

Posté 23 juillet 2011 - 11:36

l'odeur de la soupe dans ce récit est une invitation de manger des yeux tes beaux mots

merci

bibi 2011