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Le Cahier rouge du Père Joseph - X


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#1 R.N.Rodrigues

R.N.Rodrigues

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Posté 07 août 2011 - 04:02

J'ai commencé à travailler la matinée même. Monsieur le Marchand Baptiste m' a montré le lieu où j'allais dormir. Il était dans le fonds du dépôt, derrière le magasin. Il y avait deux portes, une qui s'ouvrait en partie à l'intérieur du marché prés des toilettes et l'autre dans le magasin du dépôt. Ce dernier était fermé par un cadenas chaque soir par monsieur Baptiste. Le dépôt était plein de caisses de boissons, de farines, riz, sucres et autres marchandises. Le petit lit était appuyé contre le mur, bien dans le coin, avec une armoire faite d'une caisse improvisée.
- C'est ici qui vous allez dormir, dit-il . Cette porte donne sur le marché, elle n'a pas de cadenas, au cas ou tu veuilles aller aux toilettes .
Il me l'a ouverte. Il ne faudra pas oublier de passer les huis d'accord ?
- D'accord! répondis-je

On est rentré au magasin, où les commis notaient les commandes et les livraient à Monsieur Baptiste, qui appelait un portefaix pour les séparer, les emballer et les mettre dans la brouette pour aller les livrer chez les clients. Le Marchand Baptiste avait d' autres dépôts en d'autres lieux. C’était un homme riche, mais bien simple.
Il s'assied sur la chaise derrière le bureau et lis les commandes, il les note dans le grand cahier à la couverture noire et dure. Il allume un gros cigare, quand un homme en casquette rouge s' approche du bureau.
- Bonjour, patron ! dit-il, les marchandises sont arrivées, où les décharges t'ont?
-Dans le dépôt de la Rue Aldenora Belo.Savez vous où c'est?
- Oui, monsieur le patron, je sais , répondit l'homme à la casquette rouge et il s'en alla d'un pas rapide
- Antoine, venez ici dit il à un portefaix qui rangeait des carafes plastiques d'eau minérale sur l'étagère.
Le portefaix arriva pressé et resta debout devant le bureau.
- Oui, Monsieur dit-il
Le Patron a ouvert un tiroir du bureau et a pris un trousseau de clefs qu'il a donné au portefaix.
- Ouvrez le dépôt de la Rue Aldenora Belo pour décharger le camion et emmènez le Joseph pour vous aider, il va travailler ici avec nous.
Antoine, un jeune fils, noir m'a regardé épouvanté et méfiant.
- D'accord, mon Patron.
On est sorti du Magasin,c’était le début du mon premier travail dans le magasin de monsieur le marchand Baptiste