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Présidentielle 2012


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1 réponse à ce sujet

#1 coycot

coycot

    Tlpsien

  • Membre
  • Pip
  • 5 messages

Posté 09 janvier 2012 - 05:09

Vouloir être assis à la droite du seigneur,
tout contre son sein chaud et mou, voire flasque, tout flétri d'éternité,
son auréole nimbée de gros poils blancs biscornus ?

Vouloir lui adhérer,
être d' accord, complice , friand d'avantages ?

Participer aux miracles quoique plus souvent déclencher des épidémies,
pour une déclaration de paix faire sonner mille fois la charge ?

Avoir le droit à son petit massacre quotidien,
livrer indistinctement coupables et innocents au bourreau qui sera gracié ?

Mort là-haut, mieux la semer ici-bas ?

Etre impitoyable, féroce, sournois, malhonnête, fourbe, partial, cruel, injuste... en toute impunité ?

Surclasser de loin dans le dégoût
le cannibale raffiné,
le prédateur arachnéen de soie costumé,
l' infanticidaire battant sa femme,
le pervers haut de gamme ?

Devenir pathétique ?
Plutôt crever !

Je chausse dés à présent mes sandales de fortune et m'engage sur la voie sans détour, malicieusement la voie la plus longue.
Après une courte marche, la paresse me pousse à le lever quand, dans la stridulation de la gomme arrachée par l' asphalte, mugit une Mustang 24 carats, monstre d'acier à faire pâlir un tank, animé par un titanesque moteur survitaminé propre à s'envoyer en orbite autour du Centaure proxima.
En contrepoint du staccato insensé de la mécanique, un vieux blues oublié fait chialer la radio.

Personne au volant, je m'installe nonchalamment, un pied nu agrippé à l’accélérateur pour mieux lui faire lécher le tapis de sol.
Quand soudain c'est l'envol:
la Mustang est un pégase !

Je dépose littéralement Hélios et son char de feu. Furieux, il lève le poing à
mon adresse mais s' éteint aussitôt dans le lointain du rétro.

Puis je surplombe Icare à son apogée, ma vive allure m' évite un bien triste spectacle.
Celui-ci en devient d'ailleurs hypothétique :
vole Icare, vole !
Ne laisse pas tous ces terriens racontars ton histoire de sa chute te déplumer :
tu l'auras ton étoile !

Bientôt je déboule sur les pistes de l' hippodrome saturnien où je tire la bourre à d'étranges pur-sang , révolutionnaires permanents, foulant de leurs sabots spatiaux les gigantesques anneaux .

Un bond astronomique plus tard et me voici dans la banlieue proche d' Uranus. Mais je n' ai que faire de l'astre sombre et solitaire, il est une destination pour laquelle cette solitude est des carburants le meilleur.
Quant aux marches de l'infini, c'est ici que débute véritablement le voyage.
En effet, je ne tarde pas à rencontrer le grand rapace et l'oiseau rare évoluant dans le vide, ensemble nous errons dans l'intangible tandis que de leur perchoir sur une haie le roitelet et ses amis n'en finissent pas de ricaner.

Vivement je me retrouve seul, je suis au seuil de l'horizon qui n' étant ni le ciel ni la terre est pourtant les deux à la fois.

Horizon !

Fontaine lucide,
source indifférenciée, non évaluée,
dans ton eau sont dissous Verbe et Nombre.
Encore un pas donc et dans ce vacarme assourdissant que l'on nomme le silence , en secret, je serais...Tout.

Sans hâte, je m'avance
Ici ou maintenant
Corps ou âme
Je confonds tout à l'absolu, enfin je me délie :

Au-delà, en-deçà il n'est plus


ni vérité, ni convention,

ni dieu, ni maitre.

#2 ///Nhand

///Nhand

    Tlpsien ++

  • Membre
  • PipPipPip
  • 34 messages

Posté 11 janvier 2012 - 12:33

Parfois je me dis "vivement l'été"... (tout cela sera passé)