Embarrassé d’images, de souvenir, de questions, de désirs…
Vivre et subir, ces reflets impétueux qui nous rappellent sans cesse, nous interpellant vers de sombres ruelles, à l’odeur pestilentiel, parsemées de déchets, de poubelles, de cadavres à la pelle et puis…. La mémoire.
Une résurgence qui nous aspire comme le fruit happe le vers, putréfiant sa chair, liquéfiant ce qui suit …
Et toutes ces odeurs jetées çà et là sur son mur, qui tapissent de foutaises et de murmures ces synapses alcoolisés à force de déboires ;
Et je me saoul de les voir, suspendus à la fenêtre de leur regard, épongeant les résidus fragmentaires d’une mémoire qui se substitue à leur pensé.
Abject !
Boire, pour ne plus subir ces éclats de voix qui distille l’amertume de chacune de leurs idées noires ; dans cet entonnoir où je m'enfume, moi et ma mémoire.
Je la régurgite, la vomis, la crache en m’abîmant sur ce trottoir, toujours à me demander s'il est trop tôt ou bien trop tard ;
Et cette vieille pute qui me poursuit toujours, junkie au désespoir, un accroc dans ma mémoire qui arme le bras exutoire du souvenir ; celui d’avoir été, celui auquel j’aspire, celui...
Je voudrais tout jeter à l’amer ; les souvenirs la mémoire, mes idées, mes pensées, l’avenir ;
Le passé à présent décomposé se broie de désespoir et d’ecchymose en satiété, il va finir par me m’étouffer !
Et puis, pas de mer où je suis… Juste un maire de….
Alors merde !
Regardant mes pairs tournés dans le tambour d’une machine à laver je me dis tant pis s’il est trop tard…
J’y ai tout mis pour tout effacer, tassée, imbibée, délavées, bourrée d’idées préconçues ;
Depuis, elle ne fait que tourner, mélangeant toujours plus ces repaires où je me perds !
Iah-hel





