Je roule,
Vers celle qui m'attend,
Je roule, par tous les temps,
L’asphalte se déroule,
Dans la lumière des phares,
Où disparaissent mes ombres,
Dans la nuit sombre,
Baignée de brouillard,
Si je change de file,
Je garde ma trajectoire,
Les kilomètres défilent,
Je ne dois pas être en retard,
Le cuir noir de mes sièges,
Est semblable à celui dont tu pares,
Comme un doux sortilège,
Attirant rempart,
La musique,
Est un puissant antalgique,
A mon impatience, car je ne cesse,
De rouler à pleine vitesse,
Déjà le soleil sort de terre,
Je roule encore solitaire,
Bientôt, j'arriverai pour la retrouver,
Et tendrement l'embrasser,
Elle prendra place à mes côtés,
Pour à nouveau rouler,
Vers de nouveaux horizons,
Que nous découvrirons.





