Je m'accroche,
De toutes mes forces, à chaque encoche,
De cette roche,
Pour ne pas que je décroche,
Que je chute, vaincu par la gravité,
Croyant voler, planer,
Puis m'écraser, brisé,
Sans pouvoir me relever,
Sans l'aide de celle,
Que j'ai croisée, appelée,
A mon coeur blessé, si belle,
Et qui m'offre, non sa pitié,
Mais sa compassion,
Face à ma débordante passion,
Me ramène à la raison,
Sans concessions,
Elle me rappelle que je dois m'accrocher,
Ne pas céder, ni paniquer,
Préférer la lumière à l'ombre,
Aux chimères, la vérité, pour sans encombre,
Traverser ce pont qui nous sépare encore,
Au dessus des eaux sombres et noires,
Devenues claires, grâce à son réconfort,
Je garde la foi, l'espoir,
Et je m'accroche, encore plus fort,
Pour qu'à ses yeux je me trouve,
Dans un rayon d'or,
Pur comme son coeur qui me prouve,
Qu'aux âmes meurtries,
Un jour le ciel sourit,
Et les réunit,
Au bout de la nuit.





