Et voici qu'ils courent, accourent l'un vers l'autre
Puis s'accrochent encore, accordent leurs cris
Dans une ode à la vie et les corps se touchent
S'approchent se lèchent et se mordent,
Changent le décors de leurs envies ;
Chasse à vue en silences entendus,
Les chairs se tendent s'apprennent sans attendre,
S'imprègnent et se comprennent puis se prennent,
Se confondent comme proies fuient, et voilà qu'ils se fondent
Dans le râle de joie sombre de l'hallali .





