Il a baissé la barrière, n'ouvre plus sa porte
Après tout peu l'importe... Il n'y a plus de lumière.
C'est une vie de cloporte où l'indigent ingère
Boulimique d'éphémères images mortes,
Tout ce qu'on lui apporte, tout ce qu'on lui suggère,
Et qui les digère à s'en faire péter l'aorte.
La bêtise emporte l'ignorant salutaire,
Sans savoir la manière ni même d'où elles sortent
Sans voir qu'elles comportent tous les maux de la Terre,
Que des va-t-en guerre elles forment les cohortes,
Ses idées sont accortes en mots délétères
A celles que les hautes sphères lui exhortent
Il exulte d'une voix forte ce qu'il faut faire
Fermer les frontières, expulser l'autre
En ses terres déjà mortes des pluies de fer
Et des sales misères engendrées par les nôtres.
Il a baissé sa barrière, n'ouvre plus sa porte,
Après tout peu m'importe... Mais faites le taire.





