Vous voici telle, je l'imagine,
Belle alanguie à l'ambre mine
Sur ce sofa soufflant la trêve
Quand enfin le jour s'achève
Le jais de vos boucles graciles
Dessine votre corps fébrile
Encore de vos durs labeurs
Douces caresses en lignes sœurs
Lissants vos courbes où disparaissent
Les heures sourdes qui vous blessent.
Peu à peu vos paupières palissent
Vos prunelles aux tons réglisse
Et surgissent alors merveilles
Les pistes d'or du sommeil
Vous voici telle, je le devine,
Belle alanguie ainsi Divine
Sur ce sofa soufflent mes rêves
Quand enfin ma nuit se lève





