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Symphonie déconcertante


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#1 Victorugueux

Victorugueux

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  • Une phrase ::Savoir se taire c'est déjà beaucoup mieux que des bavardages incessants... Oui ! Le repos c'est une chose qui nous aide

Posté 21 octobre 2018 - 05:55


Symphonie déconcertante

 

J’entends parfois le rossignol picole et il boit sa gnôle et se dope
Tandis que le corbeau noir et aigris, il jette sa cigarette et écrase sa clope
Le concert est fini maintenant et je vois les deux oiseaux qui se taisent
Ils comptent leurs envolés lyriques, et tous leurs chants de la grande baise

 

Là-haut ! Ils volent l’attention des auditeurs, et ils s'envolent sans bricole
Une colombe passe, on lui tire dessus, et elle se prend des tonnes de plomb
Non ! les oiseaux, ils ne sont que des fantaisistes sans chef et ils rigolent
Un chien qui aboie dans ma rue, il exprime une opinion qui est de fond

 

Les humains, ils se sont absentés et ils ne sont plus sur la scène
Le scénariste, il a changé le scénario, et je vois toute la vie qui se démène
Babar l’éléphant qui revendique le droit d’être un roi et qui soit sans problème
Je sais bien tous ces personnages du passé parmi tous ceux que j’aime

 

La symphonie sibylline des sillons, et des microsillons sans remords
L’oiseau en moi qui se tait et il laisse aller, cela sans qu’il n’ait fait de torts
Un chien sage se lève et il déclare que demain, ce sera beaucoup mieux
J’ignore si les hommes,ils se prennent pour des chiens ou pour des Dieux

 

Je vois l’oiseau là-haut sur la branche qui essaye de parler du bonheur
Un vieil humain regarde l’oiseau et il lui tire dessus avec un regard mauvais
Tandis que l’oiseau, lui il chante et il chie toute la vie et tous ses airs bien trop niais
L'homme assis se demande encore : Mon Dieu ! Qu'est-ce que le malheur ?

 

Un chien chef d’orchestre qui bat la mesure avec sa queue, le rossignol chante
Je sais des animaux bien plus vivants que vous et moi, ceux-là qui me hantent
Un matin de l’an dix-mille je ne savais plus, si sur Terre il y avait des hommes
Comme je savais ces animaux et ces esprits, je les savais et nous sommes

 

Dans une musique tourmentée et absente, j’entendais l’âme des hommes
Mais où étaient-ils donc ? Je ne connaissais que des médias bavards et des formes
La symphonie du nouveau monde avec des trilles, des aboiements et des miaulements
J’oubliais le violon et le piano, je savais certains compositeurs dans les plus déments

 

La musique concrète, elle avait oublié l’Homme et elle composait avec les animaux
Les singes avaient-ils inventé une musique, celle-là qui soit vraiment universelle
Beethoven, Debussy, Ravel et Mozart, eux ils songeaient à un monde plus beau
Tandis que moi je connaissais une détresse entre un rien du tout et une pensée virtuelle

 

Paris le 30 octobre 2016

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