Fille de notre union, féerie du printemps,
Je l'aime !
Reine passionnelle, l'amour s'y arda un temps !
Ma peine
Est lieu de profanations rebelles, mais tardives
Qui doutent de
Son christique retour ; mes pulsions maladives
Écoutent le
Battement langoureux de ton être si pieux,
Et les souvenirs
De ces crépuscules à frissonner sous les cieux,
À s'appartenir... :
Voilà de niaises, quoique divines tentations,
Qui font sonner sa voix,
Réminiscence de l'alléluia profond
Qui caressait d'émois
Mon âme, novice aux contours chauds de tes beaux charmes.
Ô je chavire, non, je chancelle,
Je me chagrine à la suivre ; en vain sont ces larmes,
Ces pleures (de vieux vestiges frêles ! )
Surviennent, adviennent, veulent encor ravager comme avant.
Avant que, Elle, me délivrât, m'enivrant
De ton parfum musc et cannelle, de ton teint gracieux, blanc,
De ton esprit, sage sourire éclatant.
Où est-Elle, où est-tu ! Ta flamme, fervente romantique,
Elle seule pourra l'échauffer, l'attiser.
Embrasse-moi comme jadis, pour que de mes lèvres poétiques
En jaillissent son nom : Ardeur ; brûlante est l'ardeur des corps enlacés,
Et voilà que je meurs...
Mon cœur, l'ardeur et toi,
Quelle union ! Quelle fleur
Le printemps m'offrait là ! …
Concours interuniversitaire du Printemps des poètes sur le thème de l'ardeur
Novembre 2017





