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Il, va, on, est.


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2 réponses à ce sujet

#1 michel à franquevaux

michel à franquevaux

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Posté 08 juillet 2019 - 07:02

Il, on, seraient bien un autre, une sensation qui protège et, il, pensant et on, disant, posent au sol un regard calme. Un soupir vers les cailloux, vers les branches et les feuilles, un doux ceci et un cela. Une évidence pour longuement marcher, des empans de mémoire, la volupté de draps tirés sur les jambes, du repos sous les arbres où chantent en haut, les oiseaux,

bêtes de joie, et où, on, donne aux rameaux, sous les ombrages, les serments doux, les défis, les mariages. Regarde, il, tombe, tombe, il, est perdu et reconnaît, reconnaît le, il, est, il, enjambe la branche, il, se tourne, il, recommence, il, est en haut et, on, regarde, il, est en haut et il, se donne et reconnaît, la pluie avance et il, rentre, on, rentre, vite, il, va,

il, va, pleuvoir. Au sommet, au plus haut, il, est posé, il, montre et tend la jambe, les poignets, il, frémit seul, il, se balance au sommet, au plus haut, il, est posé, il, montre et recommence, il et on, posés sur les lèvres et y palpitent comme une, comme une, il, se donne en haut, au sommet, au rameau, à l’ouverture, au bord de tout, en tiers, en évidences, il et on.

Au sommet de l’arbre, il, on, balancent. On, se perd et il, est tendu, pour en avoir bien, du courage. Des serments doux, des défis, le mariage, le deux par deux, ont-ils, raison, sont-ils, certains et véritables et sur les rameaux, au sommet, les jambes levées et tendues, ils, se recommandent, ils, enchantent leur saison. Le chaud et l’air passent sous.

Sous le menton, dans le secret des mots cachés, des gestes tus. Il, on, avancent et on, balance et il, est donné et on, en est perdu et il, se griffe et tout s’apaise. Aux images par brassées de branches, de feuilles, on, reste en branche et en feuilles, plus soutenues encore, le si beau il, fait, il, fait et il, le rend bien le soir, le matin, et on, entre, il, a pâli, il, est touché.

D’un moment à un autre, le jour, un jour au sommet, au rameau. Il, en est comme d’une chanson des âges lointains, de la rive éclaboussée, les boucles des enfants refont et couronnent, le temps perdu, le temps passé à l’ombre, à l’ombre sous les branches, pour le repos des yeux. Il, on, dansent, deux éperdus, serments ni vifs, ni loin, union décidée et mentie,

immédiatement en défense et suspendue. Au repos et les yeux perdus, la main s’agite et il, et on, regardent, la pluie vient, il, fait orage, adieu, bonsoir, bonjour, rentrons tous deux, tous deux et puisons loin et croisons tout, à la maison et sur l’échelle, dans l’escalier, en haut de l’arbre, les serments, les serments murmurés, les regards et les langueurs, et tout.

Pour oublier les promesses, et, les promesses ont-ils tenues.

25 Juillet 2011.



#2 hasia

hasia

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  • 1 605 messages

Posté 08 juillet 2019 - 08:06



J'aime ce rythme qui habite Votre poème et qui sait _en un temps-contretemps_ s'adonner,
à la quête inouïe, de la douceur, voire du pur enchantement en la pulsation de fines brisures
de temps réconcilié qui délivre de la répétition & de sa mélancolie.
Et, nous approche sans captation aucune : de la douceur de la présence sensible.

au poète,

hasia

#3 Hattie

Hattie

    Tlpsien +++

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  • 3 513 messages

Posté 09 juillet 2019 - 06:44

Momentanéité et complémentarité de ce qui sépare le personnel de l'impersonnel.

Accord d'un participe, dans une forme de regard. De proximité. ___  il et on font un nous.