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La connaritude est elle est un sujet de la phénonomologie ?


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5 réponses à ce sujet

#1 Alfred

Alfred

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Posté 15 septembre 2019 - 02:35

Je pose ici sérieusement la question. Peut-on poser sérieusement la question de la connaritude comme phénomène ? Hegel a-t-il une réponse ? Kant a-t-il une réponse ? Ou la connaritude est-elle immanente ?

 

Le débat est, je pense, ouvert.



#2 serioscal

serioscal

    Serialismo Rigoroso

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  • Une phrase ::All series are not red. But some are. They burn-speak.

Posté 15 septembre 2019 - 10:24

Il me semble avoir vu quelque chose là-dessus dans la Critique de la raison pure de Kant, dans la deuxième ou la troisième partie je crois. Le mieux serait de le relire très attentivement pour obtenir une réponse sûre.



#3 serioscal

serioscal

    Serialismo Rigoroso

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  • Une phrase ::All series are not red. But some are. They burn-speak.

Posté 15 septembre 2019 - 06:39

Tout commence ici.

 

 

Les catégories sont des concepts qui prescrivent à priori des lois aux phénomènes, par conséquent à la nature, considérée comme l’ensemble de tous les phénomènes (natura materialiter spectata). Or, puisque ces catégories ne sont pas dérivées de la nature et qu’elles ne se règlent pas sur elle comme sur leur modèle (car autrement elles seraient purement empiriques), il s’agit de savoir comment l’on peut comprendre que la nature au contraire se règle nécessairement sur ces catégories, ou comment elles peuvent déterminer à priori la liaison des éléments divers de la nature, sans la tirer de la nature même. Voici la solution de cette énigme.

L’accord nécessaire des lois des phénomènes de la nature avec l’entendement et avec sa forme à priori c’est-à-dire avec sa faculté de lier les éléments divers en général, n’est pas plus étrange que celui des phénomènes eux-mêmes avec la forme à priori de l’intuition sensible. En effet, les lois n’existent pas plus dans les phénomènes que les phénomènes eux-mêmes n’existent en soi, et les premières ne sont pas moins relatives au sujet auquel les phénomènes sont inhérents, en tant qu’il est doué d’entendement, que les seconds ne le sont au même sujet, en tant qu’il est doué de sens. Les choses en soi seraient encore nécessairement soumises à des lois quand même il n’y aurait pas d’entendement qui les connût ; mais les phénomènes ne sont que des représentations de choses qui nous demeurent inconnues en elles-mêmes. Comme simples représentations, ils ne sont soumis à aucune autre loi d’union qu’à celle que prescrit la faculté qui unit. La faculté qui relie les éléments divers de l’intuition sensible est l’imagination, laquelle dépend de l’entendement pour l’unité de sa synthèse intellectuelle, et de la sensibilité pour la diversité des éléments de l’appréhension. Or, puisque toute perception possible dépend de la synthèse de l’appréhension, et que cette synthèse empirique elle-même dépend de la synthèse transcendentale, par conséquent des catégories, toutes les perceptions possibles, par conséquent aussi tout ce qui peut arriver à la conscience empirique, c’est-à-dire tous les phénomènes de la nature doivent être, quant à leur liaison, soumis aux catégories, et la nature (considérée simplement comme nature en général, ou en tant que natura formaliter spectata) dépend de ces catégories comme du fondement originaire de sa conformité nécessaire à des lois[32]. Mais la faculté de l’entendement pur ne saurait prescrire à priori aux phénomènes, par ses seules catégories, un plus grand nombre de lois que celles sur lesquelles repose une nature en général, en tant que l’on conçoit par là un ensemble de phénomènes se produisant dans l’espace et dans le temps conformément à des lois[33]. Toutes les lois particulières sont sans doute soumises à ces catégories, mais elles ne peuvent nullement en être tirées, puisqu’elles concernent des phénomènes déterminés empiriquement. Il faut donc invoquer le secours de l’expérience pour apprendre à connaître ces dernières lois ; mais les premières seules nous instruisent à priori de l’expérience en général et de ce qui peut être connu comme objet d’expérience.


#4 denis_h

denis_h

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Posté 16 septembre 2019 - 09:02

la première éditions de la cripure est bien.

 

après il a gâché son travail pour faire plaisir aux curés, dixit Schopenhauer.



#5 Anwen

Anwen

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  • Une phrase ::«La route vers l'inconnu est toujours bienvenue»

Posté 21 septembre 2019 - 04:54

Cognardito ergo sum...
J'avais pas de Kant sous la main.
Et pour la phénoneuneulogie, faut voir avec Merleau-leau... la connarditude se ressent-elle, elle-même, lorsqu'elle rencontre son objet ?
Là, comme ça, j'dirais non. Mais je cours le risque de me définir ainsi comme connard...

#6 Emrys

Emrys

    Ambrosius

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Posté 23 septembre 2019 - 06:45

Fallait s'y attendre.

 

La réponse de Kant est prudente.

Donc ce sera oui et non comme un breton. :) :unsure: