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(Note de lecture), Verger, de Cédric Le Penven, par Jacques Morin


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Posté 31 octobre 2019 - 10:40

<p class="MsoNormal blockquote" style="line-height: 125%; margin-left: 40px; margin-right: 40px; text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 125%; font-family: 'Garamond','serif';"><br /><a class="asset-img-link" href="https://poezibao.typ...7ec72200c-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="Cedric Le Penven Verger" class="asset asset-image at-xid-6a00d8345238fe69e20240a497ec72200c img-responsive" src="https://poezibao.typepad.com/.a/6a00d8345238fe69e20240a497ec72200c-100wi" style="width: 100px; margin: 3px 15px 5px 5px; border: 1px solid #969696; box-shadow: 8px 8px 12px #aaa;" title="Cedric Le Penven Verger" /></a>On continue à investir la vie de Cédric Le Penven, recueil après recueil comme des strates viscérales et des sédiments dâémotions. Cette fois, ce sont les arbres fruitiers qui sont au centre du recueil : pruniers, cerisiers, figuiers, abricotiers, pommiers, poiriers⦠Le verger comme un personnage à part entière. Deux pans dans les activités du poète : dâabord celui de cueilleur au service du cousin, de lâouvrier agricole, parmi dâautres, dans une sorte de collectivité apparente, où chacun sâisole chez son arbre et au cÅur de ses fruits à cueillir durant les mois dâété, et ensuite, le restant de lâannée, celui de lâarboriculteur amateur possédant son propre verger et sây rendant matin et soir, à la fois greffeur, guérisseur et ami, en dehors du travail de professeur. La prose de Cédric Le Penven est particulièrement poétique, puisquâil décrit par le menu tous les gestes techniques quâil fait, certes, mais il ne se contente pas de cet aspect guide ou recette qui serait froid, voire ennuyeux, il y apporte toute sa sensibilité et sa sensualité qui confèrent à sa description sentiments, impressions, réflexions et vie. Il sait imager son ouvrage et souvent achever sa page sur un vers définitif comme un aphorisme.<br /><br /><em>Lâatrabilaire sâexprime au-dessus dâun évier propre <br /><br /></em>En un mot, câest le style, cette façon bien à lui de raconter ses tâches et ses jours, qui rendent enrichissant et passionnant le nouveau recueil de celui qui avoue : <br /><br /><em>tu vois bien que ce verger ne donne pas de fruits <br />mais alimente les gestes de celui qui esquive sa propre conscience</em> <br /><br />Cédric Le Penven, <em>Verger</em>, éditions Unes, 2019, 80 p., 16â¬<br /><br /><strong>Jacques Morin<br /></strong><br /><br />Extrait :<br /><br />« j'attends depuis dix jours que les greffes prennent <br />ces élastiques, ce mastic, ces greffons préparés avec soin <br />me semblent un bricolage ridicule ce matin <br />Prométhée et Sisyphe ont été punis pour moins que ça <br />je mérite cette étrangeté qui me poursuit depuis plusieurs <br />mois. Je vais dans des librairies, des classes, j'explique <br />que mon dernier livre m'a réconcilié avec moi-même <br />et les inflexions de cette voix arborant sa quiétude ne <br />me ressemblent pas »<br />(page 57)<br /><br /><br /></span></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/KEpI/~4/ILI0duE8Mx8" height="1" width="1" alt=""/>

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