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(Portrait) Béatrice Bonhomme, Tout commence par le bleu, par Jacques Ancet


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Posté 13 janvier 2020 - 10:18

<p class="MsoNormal blockquote" style="line-height: 125%; margin-left: 40px; margin-right: 40px; text-align: center;"> </p>
<p class="MsoNormal blockquote" style="line-height: 125%; margin-left: 40px; margin-right: 40px; text-align: center;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 125%; font-family: 'Garamond','serif';"><strong>Béatrice Bonhomme, tout commence par le bleu  </strong><em><br /><br /></em></span></p>
<p class="MsoNormal blockquote" style="line-height: 125%; margin-left: 40px; margin-right: 40px; text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 125%; font-family: 'Garamond','serif';"><em> <a class="asset-img-link" href="https://poezibao.typ...1ad85200b-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"><img alt="Béatrice bonhomme" class="asset asset-image at-xid-6a00d8345238fe69e20240a501ad85200b img-responsive" src="https://poezibao.typepad.com/.a/6a00d8345238fe69e20240a501ad85200b-100wi" style="width: 100px; margin: 3px 15px 5px 5px; border: 1px solid #969696; box-shadow: 8px 8px 12px #aaa;" title="Béatrice bonhomme" /></a>Câest comme si la mer</em><br /><em>sâétait posée</em><br /><em>un instant</em><br /><em>sur tes yeux</em><br /></span></p>
<p class="MsoNormal blockquote" style="line-height: 125%; margin-left: 40px; margin-right: 40px; text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 125%; font-family: 'Garamond','serif';"><br />Il semble que de cet instant dépende toute lâaventure dâécriture de Béatrice Bonhomme.<br /><br />Bien sûr, Béatrice Bonhomme vit à Nice entre montagne et mer, et elle est née à Alger dâun père peintre qui lui donne le goût de la lumière, des couleurs, de la beauté des paysages qui lâentourent et dâune mère conteuse qui, elle, lui donne le goût des mots. Mais ces éléments biographiques sâils éclairent en partie sa poésie ne suffisent pas à lâexpliquer. « Devant le papier lâartiste se fait », disait Mallarmé, et Béatrice Bonhomme sâest faite dans ses livres, une quinzaine à ce jour, poèmes surtout mais aussi récits, théâtre et journaux. Sans parler dâun abondant travail dâessayiste (elle enseigne la littérature à lâuniversité de Nice) et <em>the last but not the least</em> son activité de directrice de revue, la revue <em>NU(e)</em> fondée avec Hervé Bosio en 1994 et qui, à chacune de ses livraisons qui sont au nombre de 70 à ce jour, présente un poète contemporain.<br />Câest dire lâimportance de la présence de Béatrice Bonhomme dans lâespace de la poésie contemporaine dâaujourdâhui.<br /><br />Tout commence donc par la mer et les paysages qui lui sont associés. Mais on pourrait dire aussi bien que tout commence par le bleu : celui de la mer et du ciel, de la terre, de la lumière et des corps. Et avec ce bleu originaire, la nudité â le « nu » comme dit Béatrice, ce Nu qui donne son nom à sa revue. Face aux poètes du noir, Béatrice Bonhomme choisit les poètes du bleu : « je choisis le nu bleu, dit-elle â et je ne sais si dans ce choix joue en moi une réminiscence dâun tableau de Matisse â pour moi le nu est bleu et au matin souvent tout bleu, lâazur demeure ».<br />On comprend, dès lors, que la poésie de Béatrice Bonhomme soit une poésie « amoureuse ». Je veux dire par là que lâamour sous toutes ses formes la traverse : amour du ciel et de la mer, amour dâune terre lumineuse et charnelle, amour des corps, amour du langage. Amour, désir de coïncidence. Et le poème, parce quâil est recherche de cette coïncidence, est aussi inévitablement rencontre du manque, du dessaisissement, comme lâénonce le beau titre dâun petit livre de Béatrice, <em>Le dessaisissement des fleurs.<br /></em>Dâoù la passion, lâintensité érotique de cette poésie. Dâoù sa sensualité violente parce que toujours menacée qui parfois sâinscrit dans la lignée de la mystique érotique de Pierre Jean-Jouve sur lequel Béatrice a écrit sa thèse :<br /><br /><em>la mer crie dans ta bouche, sur les pierres plates, les rochers et lâaller-retour, le va-et-vient de toi dans le hurlement silencieux de nos corps<br /><br />la mer est pleine, bleue dâodeurs<br />amour acidulé de cerise et de pêche<br /></em><br />Amour, désir de réparer notre blessure fondamentale. Celle de naître et de mourir. Et câest sur cet affrontement à la mort quâil faut terminer. Mort du père bien aimé, lâinitiateur aux arts et à la lumière, Mario Villani, à qui Béatrice Bonhomme écrit un émouvant hommage sous le beau titre de <em>Passant de la lumière </em>:<br /><br /><em>A Pompéi, tu tâassois sur la pierre des années. Les enfants jouent à la marelle. Le ciel est bleu dâéternité. Je sais que tu vas mourir.<br /><br /></em><strong>Jacques Ancet<br /></strong><br /><a href="https://www.claude-b...HOMME_a174.html">source de la photo</a><br /><br /><br /><br /></span></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/KEpI/~4/wgly1tngFn8" height="1" width="1" alt=""/>

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