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Ô volcan, rage de la terre


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#1 modepoete

modepoete

    Tlpsien +++

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Posté 23 mars 2020 - 05:03

volcan10.jpg

 

 

Ô volcan, rage notre terre

 

La rage de la terre propulse la rudesse de son venin

Lumières de crachats aux râles de poussières où dansent  jeux

Qui serpentent en gaîté  sur les pentes couleur de feu

Et pleurent au passage de leur lenteur des éclats de chagrins

 

Frénésie du merveilleux tu masques le malheur

Dans ton feu d’artifice des plaisirs aux  retombées d’or

Et dans ta tromperie, la santé de notre conscience dort

Pour rêver à la ferveur de la puissance du bonheur

 

Dans l’immensité de l’enclos brûlent nos méfiances

Quand  villages veillent  ces ailes, elles transportent l’inconscient

Qui plane avec facilité sur  un  air  jouant l’étonnement

De ses âmes qui s’égarent  dans leur inquiétude, ô volcan

 

Couleur de la mort le colosse,  serpent de la violence

Trace de sa véhémence  les limites du passé de la vie

Et la mort dresse la teinte des ténèbres,  squelettes de vomis

Qui prient vers les cieux l’infini pernicieux de leur patience

 

Et nos yeux en prière assistent au flot du pèlerinage

De ces lucioles qui dansent et  revêtent  leurs aubes d’or

Elles  transportent les lumières pour cacher  la mort

Du faste de la nature qui se pleure sur son héritage

 

Et la route se plie, se déplie au mors de sa puissance

Se fond dans la tristesse de son angoisse de ne plus être

La protégée  de l’homme  se dérobe, là  à la fenêtre

De ces  yeux,  dans l’épouvante d’un mur d’impuissance

 

L’église rythme la litanie quand se renouvelle la coulée

Son clocher s’élève aux cieux et  tend son carillon d’acier

Pour  diriger le monstre  de feu hors de son sentier

Qui s’écarte, ne laissant que ses cendres sur son goulet

 

Le serpent de malices  n’a aucune  peur de son délit

Des gendarmes il n’a que faire, brûle sans souci

La cordialité de la gendarmerie dont le toit a  frémi

Et éclate au léchage des flammes qui lui sourient

 

Quand la terre brise sa colère elle reprend  sa liberté

Et le serpent brûlant retourne dans la gueule de l’effronté

Les lumières d’or disparaissent de nos regards d’obsédé

Qui fixent de regret le ruban de lave sans vie, dans sa cordée

Le beau à disparu et laisse place à la noirceur de la vie

©ƒC