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les deux pigeons de Paris


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#1 Victorugueux

Victorugueux

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  • Une phrase ::Savoir se taire c'est déjà beaucoup mieux que des bavardages incessants... Oui ! Le repos c'est une chose qui nous aide

Posté 03 juin 2020 - 10:50

Les deux pigeons de Paris

 

Deux pigeons, de notre Paris,

Ils s’aimaient d’amour tendre,
leurs plumages étaient

D’un gris sale, couleur de cendre,
 

Ils fréquentaient notre ville

Depuis des temps lointains,
leur nourriture venait des Parisiens

Qui tendent leurs mains.

 

Le premier, un pigeon

Avec des taches marron, et laid
courait entre les bancs

Et le bac à sable, en mendiant
 

Les enfants essayaient

De l’attraper en le pourchassant
cherchant à le coincer

Par des cadeaux sans attraits

 

Le second tout aussi déplumé

Que le premier désigné
mais leurs amours étaient arrivés,

Le signe du printemps
 

Ils ne se séparaient jamais,

Symbole d’un amour suranné
les enfants jouaient

Et ils les regardaient de temps en temps

 

Leurs amours étaient connus

Comme le symbole la fidélité
mais les bancs et les trottoirs

Ils devaient souvent être décrotté
 

Un maire décida que cela était assez,

Ils devaient disparaître
les pigeons ignoraient les édiles

Et ils se révélaient opiniâtres

 

Un chasseur de pigeon

Fut nommé par le maire de Paris
ceux, qui voyaient

Seulement leurs salissures, furent ravis
 

Et le chasseur fit si bien,

Qu’en une année, plus de pigeon
mais l’âme des Parisiens fut triste

De leur entière disparition

 

Un Parisien complaisant

Se mit en quête de leur faveur
on choisit de beaux pigeons,

Des bisets aux plumages titrés
 

La race des pigeons était sauvée,

Pigeons de grandes qualités
mais nos deux pigeons du début

Ils réapparurent, sales et chieurs

 

Quelques années ont passé,

Il n’y a plus les beaux bisets
mais des pigeons sans pedigree,

 mélange des gris et des marrons
 

Les Parisiens de toujours,

Ils se réhabituèrent alors à leurs pigeons
les pigeons sale et gris,

Avec leurs toutes les salissures, sans arrêts

 

Moralité si les pigeons

Il sont sales dégouttant et sans attrait
c’est une partie de notre paysage

De notre vieux Paris
 

Leur salissure serait

Cette longue absence sans préavis
si vous aimez Paris,

Aimez aussi ceux qui font partie du portrait

 

Bruno Quinchez un texte de 2003

un extrait de mes archives