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Ambigu´tÚs


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19 rÚponses Ó ce sujet

#1 serioscal

serioscal

    Serialismo Rigoroso

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PostÚ 08 mai 2021 - 09:07

Je n'ai pas besoin d'ambiguïtés à la con !

Je veux de bonnes ambiguïtés salines.



#2 Alfred

Alfred

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PostÚ 10 mai 2021 - 03:07



#3 denis_h

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PostÚ 11 mai 2021 - 10:42

hélas, camarade-directeur,

 

dans la vie, on a pas toujours ce qu'on veut.



#4 serioscal

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    Serialismo Rigoroso

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PostÚ 12 mai 2021 - 06:29

Oui mais maintenant je dois relire 8 000 pages pour en chasser les ambiguïtés à la con et ne conserver que les ambiguïtés salines. La faute à Apollinaire.

 

Quelqu'un a son adresse ?



#5 denis_h

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PostÚ 12 mai 2021 - 08:36

que vient-il faire dans cette galère, apollinaire ?



#6 serioscal

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PostÚ 12 mai 2021 - 05:17

J'ai beaucoup déponctué sous son influence, ce qui multiplie l'ambiguïté de façon excessive. Alors je reponctue et me débarrasse des segments inutilement ambigus.

#7 Alfred

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PostÚ 13 mai 2021 - 06:38

Découragé, serioscal consulte l’heure. L’heure est ambiguë. La cohérence de l’heure comme moment défini de la journée comme ensemble cohérent est douteuse. Ce pourrait être l’heure du repas ou l’heure de se consacrer à la série. Ce pourrait être l’heure de saler les frites et de boire un cognac mais il y a aussi toutes ces pages, la poésie épaisse et presque impénétrable de la série. A cela s’ajoute aussi l’heure propre aux rediffusions à la télévision d’un ensemble moral de crimes et de passions exotiques mais familiers qu’il faudra soigneusement examiner comme il faut soigneusement examiner de la même façon le discours des ensembles ferroviaires, plus particulièrement le discours du train. Il faut comprendre l’ambiguïté comme un point non donné entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, ce qui est essentiellement une heure où une goutte est un puits. Mais si l’heure est essentiellement ambiguë, elle est pourtant perçue psychiquement : ce qui donne rien décomposé de ses lettres donne l’épaisseur d’un poème composé et inerte, inertie propre à toute forme composée. Sans entrer dans la mystique du langage, rien ne donne pas arbitrairement r-i-e-n comme pluie ne donne pas arbitrairement p-l-u-i-e, ce qui peut indiquer l’heure de la série. Mais si l’heure de la série est indiquée puis psychiquement admise, elle est alors dévorante de lettres, de sang ainsi que de passions et de crimes exotiques mais familiers. Dévorante et inquiète comme la psyché face à la certitude du bulletin météorologique de demain matin ou la certitude que 8 000 pages imprimés à tel nombre d’exemplaires donne encore les mêmes 8 000 pages. La meilleure réponse à la faim immédiate est l’épaisseur du repas comme la meilleure réponse psychique à la faim est la perspective de l’épaisseur du repas. Si la série est si épaisse, ce n’est pas par ses 8 000 pages, c’est qu’elle était essentiellement dévorante et inquiète et si elle se versifie, c’est en quelque sorte au rythme anticipé du repas de frites salés que l’on mangerait dans un train.



#8 serioscal

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PostÚ 14 mai 2021 - 02:52

Bon appétit !

#9 denis_h

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PostÚ 14 mai 2021 - 03:33

bientôt j'irai manger une assiette de frittes en terrasse avec une pinte de blanche.



#10 serioscal

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PostÚ 14 mai 2021 - 10:07

Le poème, même.

#11 Hattie

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PostÚ 19 mai 2021 - 05:58

bientôt j'irai manger une assiette de frittes en terrasse avec une pinte de blanche.

 

Aujourd'hui même !



#12 denis_h

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PostÚ 19 mai 2021 - 08:34

 

Aujourd'hui même !

 

non, ça sera pour lundi, avec 2 vieux copains du bon vieux temps.



#13 serioscal

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PostÚ 19 mai 2021 - 12:42

Je regarde tomber la pluie de ma fenêtre.
Je m'interroge sur la réalité de ces terrasses qui, dit-on, existent
jusqu'à proposer au voyageur une bière mousseuse
sous les quolibets de petits arbres mal plantés
au bord d'une chaussée dégoulinante et qui indique
le chemin de l'enfer. Je
m'interroge, vraiment. Comme la
pluie se calme, un
peu.
Est-elle fraîche ?

#14 Emrys

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PostÚ 28 mai 2021 - 06:42

que vient-il faire dans cette galère, apollinaire ?

Pauvre gars ! (Appolinaire bien sûr)

Mal aimé sans doute.

 

tiens ça me rapelle un cours de français: le prof avait toutes les peines du monde pour nous faire travailler les deux oeuvres au programme des concours...nous étions occupés, qui à son devoir de maths, qui à son problème de physique...Bref, nous n'avions rien à faire de ses palabres. Il piqua une crise poétique et se mit à réciter la chanson du mal aimé devant la classe médusée. Nous le regardâmes fixement et attendîmes la fin pour reprendre nos activités de taupins  :blink:



#15 Alfred

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PostÚ 28 mai 2021 - 08:14

Je regarde tomber la pluie de ma fenêtre.
Je m'interroge sur la réalité de ces terrasses qui, dit-on, existent
jusqu'à proposer au voyageur une bière mousseuse
sous les quolibets de petits arbres mal plantés
au bord d'une chaussée dégoulinante et qui indique
le chemin de l'enfer. Je
m'interroge, vraiment. Comme la
pluie se calme, un
peu.
Est-elle fraîche ?

 

La meilleure définition de la réalité c'est la réalité elle-même. Plus est elle est présente à l'esprit, moins elle s'impose dans ce qu'elle est. Il n'y a pas d'enquête du réel qui ne se perde dans les détails. Cela explique probablement le succès contemporain du polar et le peu d'intérêt porté à la métaphysique.



#16 serioscal

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PostÚ 29 mai 2021 - 12:42

Voilà qui ne va pas arranger nos affaires.

#17 denis_h

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PostÚ 31 mai 2021 - 08:00

clément rosset.



#18 serioscal

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PostÚ 31 mai 2021 - 05:19

Il a un plan ?

#19 Alfred

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PostÚ 03 juin 2021 - 07:41

Voilà qui ne va pas arranger nos affaires.

 

 

Il faut peut-être saisir son propre poids et se lancer par soi-même.
Cela doit se tenir et avant tout par soi-même : le chaos n’est ni premier, ni secondaire et encore moins une finalité. Dans l’ordre du poème il est contingent et je souhaiterai le moins du monde avoir des affaires chaotiques. Il y a des hommes d’affaires avec des affaires arrangés, il y a des hommes d’affaires avec des affaires chaotiques. Il y a des affaires intimes profondément publiques et des affaires publiques profondément intimes.

Il y a aussi des affaires infiniment précieuses qui ne semblent pas avoir d’importance et qui dépassent parfois largement le regard que la parole porte sur elle-même. Cela se confond parfois avec ce dont on a rien à faire, ce qu’on ne regarde pas, là où on considère qu’il n’y a pas d’objet mais aussi l’endroit de l’oubli. Cette affaire infiniment précieuse est l’endroit de la parole épuisé. Un endroit sans histoire : on y juge que ça ne vaut même pas la peine d’y poser une pierre. On a le souffle court dans cet endroit sans vie.
Pensons maintenant cet espace comme gagnant du terrain sur notre propre vie. Dans l’autonomie de la parole il y a des affaires et beaucoup d'agitations. Dans ces agitations il y a beaucoup d’imagination et peu de pensée et l’imagination et la pensée sont en quelque sorte égales devant un endroit sans histoire. Devant une telle évidence, on ne trouverait même pas le réconfort existentiel de penser le chaos comme un homme d’affaires. On ne pourrait même pas trouver le réconfort de s’imaginer seul devant une telle évidence car si elle est si proche et si elle gagne tant de terrain sur l’ensemble des paroles énoncées, c’est qu’elle est présente.
La question serait de savoir de quelle façon cette affaire est présente sans la penser ou l’imaginer car cela importerait toujours aussi peu. Croire ou penser l’inverse donne des hommes d’affaires qui ont fait de leur affaires intimes une affaire publique et des affaires publiques une affaire intime. Des affaires publiques et des affaires intimes qui font autant d'œuvres d’art au seuil d’un endroit sans histoire.
Il faut peut-être saisir son propre poids et se lancer par soi-même.



#20 Hattie

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PostÚ 04 juin 2021 - 06:08

J'aime bien cet art des retournements. Cela prouve l'adaptabilité, le sens de soi, en même temps que le sens des autres.

 

A ' poids ', j'ajoute ' plastie ' __