Ô parole de vie irrigue mon oreille,
Que je ne pense plus par l’esprit mais le cœur !
Accorde-moi l’espoir à tous supérieur
Et fortifie enfin mon âme qui sommeille !
Dans un éclat divin, tout-à-coup je m’éveille
Et reprenant les sens, tout n’est qu’intérieur
Héritant de soi-même où jamais rien ne meurt :
Chaque corps réfléchit seulement la merveille.
Par sa grâce il les tire un instant du néant
Vers la perfection sensible du présent.
Ô comble de la joie innocente de l’être,
Le moindre frisson sourd de son souffle éternel,
Miracle de l’amour épris de se connaître,
Comment s’en souvenir une fois dans le ciel ?





