Je me prenais alors pour un gitan,
A l'aise dans ses camarguaises,
Grattant sa guitare dans le camp
Qui fleurait l'authentique merguez !
Par les cornes, je prenais le taureau,
Et je lisais l'avenir dans le tarot.
À mon cou pendait une croix d'or
Pour ainsi conjurer le mauvais sort !
Quand la robe rouge à pois blanc
D'une fille munie de castagnettes
Tournoyait dans le sable et le vent,
Pleine de rêves balançait ma tête.
Et je me sentais, tout aussi libre,
D'un cœur de colibri qui vibre,
Îvre dans les fleurs d'un oranger,
Buvant son miel à pleines gorgées !
LMG
24/03/2026
Aussois





