Ainsi qu’à l’église
Si haut que le disent
Ceux vraiment qui aiment
Chez elle avec lui
Le meilleur d’eux-mêmes
Aussi doux que soit
Ce joli logis
De sa foi en soi
Il a ses limites
Non ! la solitude
Ce n’est pas un temple
Ce n’est pas un mythe
Car ce qu’elle élude
D’un rien s’y contemple
Toquée sans un heurt
C’est la porte ouverte
Sur l’allée déserte
D’un enclos rieur
Sans pluie qui se meurt
Au jardin en pleur
D’un soleil d’ampleur
C’est l’unique fleur
Mise à son secret
Très loin à regret
Des herbes du pré
Qui croît vite certes !
Mais poussant bon gré
Mal gré à leur perte
L’ego et l’émoi
Ignorés du monde
Tant on ne les voit
Éclore à la ronde
Telle réduction
Du for intérieur
S’il n’est le moins long
Chemin vers l’ascèse
Est fort inférieure
La voie si mauvaise
Nulle part d’un tout
Du manque d’un nous
Où privé d’un toi
Dans la camisole
Du choix qui t’isole
Je suis hors de moi
Brisé désormais
Fou comme jamais
Jamais si loufoque
Que non-réciproque
L’amour faisant seul
Du coeur un puzzle





