Dix jours là-bas
Sans nouvelles des puissants
Sans nouvelles de vous
Un couple d'hirondelles qui nourrit ses petits se fiche de vous, de moi
La terre craquelée qui regorge de pastèques n'en a cure de vos pas, de mon immobilité
Ce vent léger qui bouscule les pampres de la vigne attendra que les grappes mûrissent
Il n'est pas pressé
Le vin non plus
Tout le monde attendra
Les oisillons, les pastèques, le vent
Seuls les humains sont impatients de voir surgir l'eau du puits
Comme une étoile ressuscitée du néant
Sans elle point de salut
Sans aile pas davantage
C'est un ange qui me l'a dit
Avant de disparaitre au galop sur son cheval fourbu
Pastorale moldave
Débuté par Minofabbri, août 26 2026 12:32
2 réponses à ce sujet
#2
Posté 26 août 2026 - 03:34
Ton blasé, narquois qui cache mal l’inquiétude existentielle propre à l’homme (?).
#3
Posté 26 août 2026 - 05:34
Bonjour et merci pour ton commentaire. J'ai composé ce texte en dix minutes hier soir de retour de Roumanie après trente deux heures de route. Dix jours sur place dans une maison sans eau courante au milieu d'un village où la vie ressemble à la France d'avant 1960. Oui nous sommes bien dans l'UE. La simplicité des gens et leur façon de vivre est touchante. C'est ma deuxième famille.
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