Tu ne vis plus et tu ne seras plus le fléau des hommes qui mangent les fruits de la terre qui nourrit tout, et ils amèneront ici de parfaites hécatombes. Ni Typhœus, ni la lugubre Khimaira n’éloigneront de toi la triste mort
Homère, Hymne à Apollon
Apollon défiant la mortifère guivre,
Se tient, le front altier, pour l’accuser des maux
Et lance d’une voix impassible ces mots :
« Ne faut-il à présent que le combat se livre ? ».
Python, enfant d’Héra, par le sang rendue ivre,
S’approche. Un souffle sourd à travers ses naseaux.
Sous ses grands yeux cruels se dévoilent ses crocs.
La garde de l’Oracle est sa raison de vivre.
Le dragon provoqué se redresse soudain
Pour délivrer au dieu lui vouant son dédain
Son principal atout sur tout ce qui l’offense.
L’Archer, d’un bras précis, bande son arc d’argent
Et lui décoche un trait dans un regard ardent,
Identique au soleil dans sa magnificence.





