A l’aune de cette existence
Il faut se rendre à l’évidence
Je ne suis qu’artificiel
Dérisoirement irréel.
Après qu’en plein cœur nous atteigne
La connaissance de son règne,
Ne demeure qu’un sentiment :
Celui d’être éternellement.
Tout dans la nature reflète
Sa présence qui se répète
Et manifeste en vérité
Son inaltérabilité.
Voir, accepter, tenir le rôle
Tantôt tragique, tantôt drôle
Pour l’amour unique de soi
Dont l’égide seule fait foi.





