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francoisville

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Publications sur Toute La Poésie

ODE A GAÏA

24 février 2020 - 03:28

ODE À GAÏA

L'homme occidental a cette culture
Qui consiste à combattre la nature
Infligeant des brûlures irréparables
D'affligeantes blessures intolérables

Pas d'erreur, l'homme se croit supérieur
Bien à la hauteur de cette gageure
Tuant Gaïa, sa mère nourricière
Un parricide au goût des plus amer

La Terre n'a plus le même visage
Mutilée par la rage et les carnages
Par un mariage entre haine et bêtise
La belle bleue depuis peu agonise

Brise et vent ont le parfum du néant
Relents embêtants de béton béant
L'air du temps pue tant à l'ère moderne
Qu'hommes et femmes errent des cernes aux yeux ternes

Ils ne discernent pas le bien du mal
Nul madrigal environnemental
Ils s'empalent sur leurs pics de croissance
Le profit est religion la croyance

Nul ne pense à la faune et à la flore
Tous l'ignorent qu'importe le décor
Pas d'effort fait pour l'écologie
Mais le forfait d'une idéologie

Ici les animaux crèvent dans des zoos
Là massacrés pas de pot pour leur peau
Une eau polluée sale imbibe les plantes
Vouées à l'attente d'une mort lente

Tente de vivre avec et non pas contre
Comme les sages d'Orient le montrent
Rencontre Dame Nature la Belle
Fais-lui la cour l'amour universel

François Ville
La version chantée se trouve ici : https://www.youtube....h?v=ZfX_5JTK_Bo

Réforme des retraites : C'est la Grève qui Groove Grave !

13 janvier 2020 - 09:31

Réforme des retraites : C'est la Grève qui Groove Grave !

Pavés pour pas être épaves
Du feu pendant qu'on est vifs
C'est la grèv' qui groove grave
C'est la manif' comm' tarif !

La retraite avant l'arthrite
Et la pause avant l'arthrose
On nous traite d'hypocrites
Quand on veut la fin en rose !

Malice elle est au pays
Au pays des mères vieilles
La canicule a failli
Y aurait trop d'anciens qu'on paie !

On sait, tout va pour le vieux
Et dans le meilleur des mondes
A condition d'être mieux
Qu'au bord, un pied dans la tombe !

On veut pas finir chômeurs
A moitié sourds et aveugles
Ni crever d'un dur labeur
Alors on se bat, on beugle !

On défie et on défile
On crie : Chôm' promis chôm' dû !
On voit trop le temps qui file
Ce temps trop court et qui nous tue !

On préfère les cortèges
Qui ne soient pas funéraires
Nos vieillards, qu'on les protège
Ce n'est pas si téméraire !

Si y a pénurie d'essence
C'est peut-être qu'on carbure
A fond pour plein de décence
Avant fatigue et usure !

Faut copier les autre Etats
Paraît qu'ils travaillent plus
Nivellement par le bas
Fastoche comme soluce !

Certes on vit bien plus longtemps
Mais c'est peut-être en partie
Grâce au stop à 60 ans
Le repos pour garantie !

Travailler doit être un choix
A partir d'un certain âge
Payer ce qui nous échoie
C'est ajuster le partage !

20 000 vieux sous les mers
De rides et de cheveux blancs
A jeun, les jeunes en Enfer !
Les glorieuses étaient avant !

On cotise et on attise
Un espoir de jours paisibles
Mais c'est bêtise et sottise
Mort est là, déjà visible...

La version scandée est ici : http://youtu.be/3qkfdh_jbLc

BÛCHERS DOUBLES

09 janvier 2020 - 09:27

BÛCHERS DOUBLES
 
Dîner aux bougies, piments inédits
Chauffée à blanc tu deviens pyromane
Tu m’embrases, ma bouche t’incendie
Nous voilà cuits, flamboyante gitane
 
Tu m’allumes, je brûle de désir,
La balle est dans mon camp, un camp décent
Tout feu tout femme, ton corps veut gésir
Sur des charbons ardents, incandescents
 
A ce degré la passion est virus
Et aucun pare-feu ne peut l’éteindre
Pas de torchon à brûler, de hiatus,
On fait parler la poudre… Pour s’étreindre
 
Pleins feux sur le frottement de nos êtres
Nous voici devenus de purs silex
La pyrotechnie couve, prête à naître
A ne mirer qu’à travers du pyrex
 
De mèche pour l’imminente explosion,
En pompier, bon pied bon œil je me lance
D’incendies en brasiers, c’est la fusion,
La fièvre agit dans l’empire d’essence
 
Au feu nourri de brandons de tendresse
Notre union ne peut être ignifugée
Assoiffés comme en pleine sécheresse
Nous ne pouvons nous calorifuger
 
Je mets les bûchers doubles, tu t’enflammes,
Feu de forêt, combustion spontanée,
En ce bel enfer, rouge est l’oriflamme,
Tes yeux étincellent, je suis damné
 
Attisons le tison dans la fournaise,
Brûlons la chandelle par les deux bouts,
Allons cheminer sur la chaude braise,
Faisons feu de tout bois, fi des tabous
 
Femme au foyer, homme au charbon, bataille
Coule la cire, le temps s’asphyxie,
L’ébat dure et n’a rien d’un feu de paille
Au lit je ne suis point sire concis
 
Ma peau en lambeaux à feu et à sang
Ta gorge en feu à force de hurler,
Amour consommé, consumé, tout-puissant
Politique de la terre brûlée
 
Imbriqués ainsi dans cette chaleur,
Pas besoin d’un briquet, d’une allumette,
Marqués au fer rouge nous sentons l’heure
Du coup de feu, départ de la comète
 
C’est bien connu, pas de fumée sans feu
Nos sens flambent et montent en température
Torches humaines, feu follets sulfureux
L’huile est sur le feu, flambeaux et friture
 
Feu à volonté, l’âtre se dilate,
Odeur de souffre, sueur, maléfice
Je fonds, cramoisi, roussi, écarlate
J’éclate en geyser, en feu d’artifice
 
Flambant phoenix je renais de mes cendres
Car ton envie est un buisson ardent
Mon sang bout à nouveau, viens en reprendre
Notre mercure est toujours ascendant…
 
François Ville
 
Pour écouter la version chantée, c'est ici : https://youtu.be/ZA0ivlKCrm0



 

 

Entre dans mon Univers

09 novembre 2019 - 07:09

ENTRE DANS MON UNIVERS

Entre dans mon Univers  
Sombre et tourmenté
Ne cherche aucune lumière  
En ce lieu désolé

Ici toutes les tristesses  
Se muent en poésies
Le cœur saignant sans cesse  
En quête d'une harmonie

Politique, poétique  
Le choix est évidence
Tellement besoin d'éthique  
Crever l'abcès, l'absence

Le corps repu, corrompus  
Les autres me montrent du doigt
L'ignorance a vaincu  
Le corps rompu je me noie

Etouffant d'émotion  
Asphyxié par l'Amour
Claustrophobe d'un monde prison  
Je suis un troubadour

Enterrés sont mes rêves
Ma tête est leur cimetière
Leur existence fut si brève
Mais un rêve à quoi ça sert ?

François Ville
Pour écouter la version chantée, c'est ici : https://youtu.be/hKq6MVZ2qw4

Irresponsable

02 novembre 2019 - 07:43

Irresponsable

Je ne suis plus le maître de moi-même
Car trop de drogue coule dans mes veines
L'irréel cruel et sensuel m'appelle
Le réel n'est qu'univers parallèle

Je fuis mes ennuis et je fuis la vie
Je suis dans la nuit, séduit par l'envie
Je sens mon corps cri, mais mon âme plane
Supportant ainsi les terribles blâmes

A la masse, zombie toujours fracasse
Sans cesse, je ressasse mes angoisses
Le cerveau ramollo, mal dans ma peau
Je deviens complètement parano

La confusion dans ma tête est totale
Tout est bancal dans ma chute brutale
Et je commence à perdre mes copains
Mais où en suis-je, je n'y comprends rien

Je suis aveugle à ma situation
La défonce en dernière vocation
Tant pis pour ma femme et pour mon enfant
Que j'aime vraiment plus que tout pourtant

On dit mon irresponsabilité
Mais par pitié, taisez la vérité
Car tout ça, je ne l'avais pas prévu
Et vous ne connaissez pas mon vécu

Je suis un homme bon mais malheureux
Je souhaiterais tellement aller mieux
Mais toute ma volonté semble morte
J'ai perdu la clé qui ouvre sa porte

J'ai besoin d'aide, mais je la refuse
Je ne mange plus, je m'use et j'abuse
J'ai besoin d'un coup de pied au derrière
Mais qui saura être là pour le faire ?

François Ville