Quand ma mère mourut, je ne pensai qu’à la faire accompagner sur le chemin qui l’attendait, désormais, par un violon jouant de la musique klezmer, – cette musique qui survécut à l'extermination des juifs. Bien que nous n’en eussions jamais écouté ensemble, elle m’avait souvent dit qu...
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Quand ma mère fut atteinte de la maladie d’Alzheimer, son comportement, dans sa petite maison et dans la rue où elle se trouvait, inquiéta le voisinage. Un jour, elle aligna des chaises sur le trottoir, se parlant à elle-même. Mais ce qui décida de tout, fut l’inquiétude soulevée par une rumeur :...
Quand ma mère fut atteinte de la maladie d’Alzheimer, son comportement, dans sa petite maison et dans la rue où elle se trouvait, inquiéta le voisinage. Un jour, elle aligna des chaises sur le trottoir, se parlant à elle-même. Mais ce qui décida de tout, fut l’inquiétude soulevée par une rumeur :...
Mes parents tenaient l'épicerie du village. Un jour qu’il y avait grande affluence, et que le médecin était au milieu des clients, attendant son tour, ma mère profita de sa présence pour valoriser ses fruits et légumes, elle l’interpella : « n’est-ce pas, docteur, que mes fruits et mes légumes sont...
Mon père était un homme sensible : j’ai retrouvé, après sa mort, dans ses affaires, « Les fêtes galantes » de Verlaine, petit opuscule illustré d’aquarelles, et édité par Gründ. C’est le seul livre de poésie qu’il possédait : d’une certaine manière, c...
Ma mère avait l'art de la formule : dans ma jeunesse, quand elle était très mécontente de mon comportement, elle me disait « tu finiras pieds nus ! ». Je pense à cette phrase, aujourd'hui encore, en laçant mes souliers et en m'émerveillant de voir que sa prophétie ne se soit pas réalisée....
Dans la quête du bonheur, dans le refus de la souffrance, on tombe sans cesse, on se relève. Mon élan vers vous ressemble à cela, je vous aime comme les trompettes de Jéricho ont répandu leurs vibrations dans les airs. Écrire, c’est supplier dans la nuit, d’un élan toujours recommencé. Vous ête...
Mes parents tenaient un café et une épicerie qui étaient contigus, séparés par quelques marches. C’étaient deux univers. Au café, il y avait, comme principale attraction, sur le comptoir, fabriquée par mon père, rectangulaire, de grande taille, recouverte de feutrine verte, la piste de ...
Moi qui suis si souvent tourné vers moi-même, je prends conscience que ma mère était, tout au contraire, constamment tournée vers les autres. Quand quelqu’un franchissait le seuil de son épicerie, elle s’exclamait : « tiens justement, je pensais à vous » ou bien « tiens, c’est extraordina...
Lorsque ma mère fut veuve, dans sa petite maison, elle me disait sa nostalgie de la neige, en Pologne, dans son enfance. Un matin qu'il y avait précisément de la neige, elle alla la pelleter avec une joie qui fit plaisir à voir.
Comme j'étais en poste dans une ville voisine, il m'arrivait de venir la v...
Comme j'étais en poste dans une ville voisine, il m'arrivait de venir la v...
C’est la seconde guerre mondiale qui a fait se rencontrer mes parents, en Allemagne, où ma mère, polonaise, avait été « déportée », et où mon père, soldat français, était prisonnier de guerre. Ils se rencontrèrent à la Libération, libérés l’un et l’autre...
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