Toute ma colère
Hors des chemins de gloire qui tombent des sommets
La multitude des foules comme les êtres isolés !
Mes sens se troublent et mon esprit se peine
De la plus insignifiante présence humaine.
Sans sérénité pour apprécier la Nature
Je vous donne à ma terrible bête en pâture.
Fuyez ! Fuyez ! C'est un monstre à ne pas nourrir,
Car aucun dieu ne saurait vous en prémunir,
Celle qui m'a doté de cet invincible courroux
Met toutes les vies de la Terre à ses genoux :
Les puissants, les visages divins, mauvais ou bons
Ont la dette de leur existence envers son nom.
Allez au diable ! Taisez-vous ! Disparaissez !
Plus loin ! N'en finissez plus de rapetisser !
J'invoquerai les forces de mon ébulition
Pour vous replonger dans mon oblitération :
Que les eaux d'un déluge sans fin vous emportent !
Que la terre béante d'une large gueule vous croque !
Qu'un vent de feu et de sable vous efface !
Qu'une meute de loups poursuivent vos traces !
Que le tonnerre roule ! Que les éclairs hurlants tombent !
Que sous leur puissance votre petitesse succombe !
Que tous périssent ou fuient dans le néant peu importe,
Laissez-moi la paix que la Nature m'accorde.



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