Un joug infâme et beau
Chaque Homme neuf s'engage sur le chemin sans but
Avec un lourd fardeau -
Un joug de chêne massif flanqué de deux seaux -
Pour premier attribut.
On les remplit à la source d'où Il est issu
De la même eau féconde.
Fragile sous sa charge, on lui confie un monde
Qu'il n'a lors qu'aperçu.
Sur cette piste empierrée où l'Homme trébuche
Sa tenue maladroite
Lui fait verser une goutte à gauche ou à droite,
Du côté de l'embûche.
Et au fil des pas, son bassin penche, son dos ploie.
A chaque nouvel obstacle
Son joug bascule vers le pied toujours instable
Brisant l'équerre de sa croix.
Comme il avance, peu importe quel pied vacille,
L'acquise inclination
De ses épaules vide un seau en prédilection,
Et arrose la terre fertile.
D'un bord, le paysage s'emplit de musique,
Le désert entier se peint d'herbes et de fleurs,
Des beautés sans nombre arborent leurs joyeuses mimiques,
Rient, chantent et dansent autour du feu de la candeur.
De l'autre montent d'apitoyants suppliques,
La terre s'ouvre et boit le sang que charrient les fleuves,
Des visages éteints, touchés par un doigt inique,
Braquent leurs regards hantés de larmes et de douleurs.
Puisqu'il faut tomber sous son propre fardeau,
Le joug devient balance
Et les droits, les cultes, jugent notre apparence
Dans leurs sombres tribunaux.
Chaque Homme neuf s'engage sur le chemin sans but
Avec un lourd fardeau -
Un joug de chêne massif flanqué de deux seaux -
Pour premier attribut.
On les remplit à la source d'où Il est issu
De la même eau féconde.
Fragile sous sa charge, on lui confie un monde
Qu'il n'a lors qu'aperçu.
Sur cette piste empierrée où l'Homme trébuche
Sa tenue maladroite
Lui fait verser une goutte à gauche ou à droite,
Du côté de l'embûche.
Et au fil des pas, son bassin penche, son dos ploie.
A chaque nouvel obstacle
Son joug bascule vers le pied toujours instable
Brisant l'équerre de sa croix.
Comme il avance, peu importe quel pied vacille,
L'acquise inclination
De ses épaules vide un seau en prédilection,
Et arrose la terre fertile.
D'un bord, le paysage s'emplit de musique,
Le désert entier se peint d'herbes et de fleurs,
Des beautés sans nombre arborent leurs joyeuses mimiques,
Rient, chantent et dansent autour du feu de la candeur.
De l'autre montent d'apitoyants suppliques,
La terre s'ouvre et boit le sang que charrient les fleuves,
Des visages éteints, touchés par un doigt inique,
Braquent leurs regards hantés de larmes et de douleurs.
Puisqu'il faut tomber sous son propre fardeau,
Le joug devient balance
Et les droits, les cultes, jugent notre apparence
Dans leurs sombres tribunaux.



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