La vieille dame
Hier si belle, si frêle, aujourd’hui presque laide
Les années sans pitié ont flétri son visage
Son dos est si voûté et son corps est si raide
Qu’à peine elle peut marcher et de ça elle enrage
Elle qui aimait, autrefois, danser et courir
La voilà à présent clouée dans son fauteuil
Elle ne vit aujourd’hui que dans ses souvenirs
Le présent est si sombre et si rempli de deuils
Tour à tour l’ont quitté ses plus proches amis
La solitude la ronge, elle est seule, elle s’ennuie
Elle n’a plus rien à faire, elle attend, sans regret
Demain elle aussi partira, pour toujours
Elle le sait, ô combien, elle y pense tous les jours
Mais la peur l’a quitté, elle est si fatiguée …





