Un enfant marche vers l’avenir.
Traversant la cour du bonheur, il prend la route du devenir sans se soucier des lendemains.
Il avance de jours en années, d’heures en décennies …
D’oasis en désert, il en a vu du pays et il sait désormais ce que représente la lutte, l’amour, la trahison, les sacrifices, les remords, l’incertitude, le dégoût, la passion et toutes ces choses qu’égraine notre existence
Après plusieurs années de marche, il regarde ses chaussure et constate que ses semelles se sont usées, entamées des aléas que la vie avait jeté là, à ses pieds…
Après un bref instant de réflexion, il s’aperçoit que son lacet s’est défait, alors il décide de s’arrêter un instant, interrompant sa marche ...
Il se retourne et entrevoit l’adulte qu’il est devenu Il s’aperçoit qu’il a oublié quelque chose dans sa quête de réussite et, qui est ère çà et là sur les bas cotés. Il ne saisit pas très bien ce que c’est du premier regard, alors il s’attarde regarde plus longuement jusqu’à l’instant où il commence à en cerner les contours… A bien y regarder, cela ressemble au bonheur.
Le bonheur Immatériel et dispersif qui se prête au je, parfois, conjuguant à son bon gré ce malgré nous…
Ce bonheur qui flotte comme un vague sentiment que l'on ne rattrapera jamais.
Insaisissable, il s'échappe dès qu’on pense s’en approcher ; un constat qu'il a d'ailleurs pu éprouver tout au long de ces années, traversant les faits et événements que la vie lui a offert !
En levant les yeux, il regarde à l’horizon et pense que peut-être quelque part, une autre cour du bonheur l’attend. Puis, il repense un court instant au bonheur qu’il a effleuré, ce bonheur qui était parfois à sa portée, mais qu'il n'a jamais réussi à conserver.
Il s'accroupit, refait son lacet et se dit que ses semelles ont encore de la marge, que le chemin n’est pas fini ! Il sait que la route est encore longue mais, qu'elle en vaut la peine, une peine mesuré, une peine consentit ; celle que l'on se donne sans la montrer, celle que l'on accepte pour continuer !
A chaque pas son tribu, il le sait et il paiera jusqu’au solde du dernier souffle.
Derrière lui ; un no man’s land. Devant lui ; le vague.
Reprenant sa route par le chemin des soupirs, il se dit que c’est comme ça, il se dit que c’est la vie….
Et que ;
Oui, la vie est une putain, que l'on paye tout au long du chemin !
Iah-hel





