De l'Enfer les exilés
Sont arrivés par la mer
Aux rives claires, égarés
Déshumanisés sang-terre
C'est le fer des barbelés
L'hostilité des barrières
De mes frères arriérés
Aveuglés par leurs colères
Amères et injustifiées
Qu'ils ont trouvé ! Mais que faire
Faut-il les taire et les cacher
Ou repousser leurs galères ?
L'humanité toute entière
Si fière ne doit oublier
Que les guerriers sont nos pairs
Que le fer des bombardiers
Est le premier sur leurs terres
Aux vives chairs déchirées
A tomber afin de plaire
Aux milliardaires affamés
D'accaparer les déserts
Pétrolifères et miniers.
La liberté sous couvert
Leur guerre est là décidée
Sans sourciller pour ces mères
Ces pères ces gosses mutilés
De pitié ils n'ont que faire
Les exilés fuient l'enfer
De par la mer en danger
Vers les barbelés de fer
Et de voir faire j'ai pleuré.





