Puis-je le dire encore... La trace fantôme des cicatrices sillonne en mon cœur tel un Nil de sang, couleur de ses peines.
Il n'est de douleur dont il ne se souvienne, il en sait la peur et ses engeances néfastes, connait l'ombre où coule l'errance
destructrice de l'âme vidée de sa substance. Mais quoi qu'il advienne des ténèbres, il se voit renaître source intarissable
à la douceur d'un regard d'un sourire, au sein d'une sœur... En ce cœur qui est mien, nulle vengeance, en nul point,
vois comme il avance et va comme le fleuve fait de son lit, le chemin.





