Aller au contenu

L'amoureux des formes

érotisme vagabondage

  • Veuillez vous connecter pour répondre
2 réponses à ce sujet

#1 Invité_Jacou_*

Invité_Jacou_*
  • Invité

Posté 03 mai 2016 - 06:34

Les robes qui prennent aux façades leur forme

Vitres trivialement poursuivies par les yeux

Non loin que se dérobe l'abri sûr de ceux

Qui vivent passants rêvant la femme uniforme

 

Pas l'unique licorne sur le blason vieux

Mais au bord du lit draps passablement informes

Jeté un corps aux secrets contours qui l'informe

Ce seul frais encore à se hisser en ces lieux

 

Quand l'habitant des rues se voit tilleul ou orme

Arbre à son bras tendant sa liesse vers les cieux

Couchants comme lui saignés de pauvres aïeux

 

Seigneurs vaporisés sa tête touche à eux

Et pour si peu qu'en semblables ruisseaux il dorme

Il vient à être fenêtre écartée énorme



#2 FlorentM

FlorentM

    Tlpsien +++

  • Membre
  • PipPipPipPip
  • 2 721 messages
  • Une phrase ::J’écris lorsque je n’ai rien
    à ne pas écrire.

Posté 04 mai 2016 - 12:41

Un poème où s'enlacent et s'entrecroisent mille formes ! J'aime beaucoup la manière dont vous les esquissez en mots, mêlant l'apparence à l'être dans un dialogue où le second se dévoile peu à peu, jusqu'au dernier vers.

 

Si je puis me permettre une petite remarque, il me semble que votre sonnet pourrait gagner en accessibilité en posant des césures plus franches, à la manière des sonnets classiques. Vos images, de par leur profondeur et leur originalité, sont à mon sens parfois difficile à appréhender - bien que fort ingénieuses et intéressantes ; une plus grande régularité rythmique, notamment via les césures, pourrait aider le lecteur à entrer dans vos vers et en voir la beauté. (Mais j'imagine que cela ne doit pas être aisé sans nuire au sens.)

 

En tout cas, bravo pour ce sonnet éminemment original !



#3 Invité_Jacou_*

Invité_Jacou_*
  • Invité

Posté 04 mai 2016 - 01:32

Bonjour FlorentM et merci pour votre commentaire et votre appréciation ! 

 

Vous avez parfaitement raison en ce qui concerne les césures : en fait je ne les respecte pas nécessairement et cela pâtit à la lecture. C'est un point sur lequel je dois encore travailler. Pour ce poème-ci, je ne vois pas de possibilité de corriger la forme sans effectivement nuire au sens.

 

Cordialement.





Aussi étiqueté avec au moins un de ces mots-clés : érotisme, vagabondage